Covid-19 : 200 patients bientôt transférés pour soulager les hôpitaux d'Auvergne-Rhône-Alpes

Covid-19 : 200 patients bientôt transférés pour soulager les hôpitaux d'Auvergne-Rhône-Alpes
Transfert de patients dans un train médicalisé à Bordeaux, le 10 avril 2020.

, publié le dimanche 08 novembre 2020 à 16h50

Les hôpitaux de la région Auvergne-Rhône-Alpes, touchée de plein fouet par le Covid-19, sont sous tension. l'ARS envisage ainsi de transférer 200 patients vers d'autres régions.

Il faudra encore un peu de temps avant que les effets du confinement ne permettent de soulager les hôpitaux, sous tension.

Alors que l'épidémie connaît actuellement un pic, l'Agence régionale de santé (ARS) d'Auvergne-Rhône-Alpes envisage 200 nouveaux transferts de patients, a indiqué ce dimanche 8 novembre son directeur général, Jean-Yves Grall, sur l'antenne de Franceinfo.



"En un mois, nous avons sextuplé le nombre d'hospitalisés et nous avons fortement augmenté le nombre de patients en réanimation, nous obligeant à adapter et anticiper pour maintenir en permanence un matelas de lits disponibles", a déclaré le responsable sanitaire.

61 patients déjà transférés

Le taux d'incidence régional est désormais supérieur à 860 pour 100.000 habitants. L'augmentation des hospitalisations a déjà conduit, depuis le 23 octobre, à transférer 61 patients d'Auvergne-Rhône-Alpes vers d'autres régions - Grand-Est, Nouvelle Aquitaine, Pays de la Loire et Bretagne - afin d'éviter une saturation.

Une stratégie vouée à se poursuivre : "Nous envisageons près de 200 transferts entre les deux prochaines semaines, pour permettre de faire face à cette augmentation continue des malades en réanimation", a ajouté le directeur de l'ARS.

Selon Jean-Yves Grall, étant donné qu'il est encore "un petit peu tôt pour juger de l'effet du reconfinement", "pour l'instant nous avons devant nous 15 jours, quoi qu'il arrive, très difficiles sur l'hospitalisation", a-t-il conclu.

Douze patients de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et six de la région Occitanie ont également été transférés vers la Bretagne, selon une carte présentée jeudi à la presse par le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Un "frémissement" dans la progression

Ce dimanche sur Franceinfo et France Inter, ce dernier a estimé qu'il y avait un "frémissement" et "une forme de ralentissement" dans la progression de l'épidémie de Covid-19 en France.

Qu'en sera-t-il donc des fêtes de fin d'année, qui approchent à grands pas ? "Nous verrons, je ne fais pas de pronostics. Ca ne veut pas dire que je suis défaitiste, ça veut dire que je suis prudent", a livré Olivier Véran. "Mais en tout cas, quoi qu'il en soit, on sait qu'on aura l'application des gestes barrières, et qu'ainsi ce sera un Noël un peu spécial de ce point de vue-là", a admis le ministre de la Santé.

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