Covid-19 : 200.000 soignants ne sont toujours pas vaccinés

Covid-19 : 200.000 soignants ne sont toujours pas vaccinés
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publié le mercredi 01 septembre 2021 à 11h15

Après un premier bond des vaccination début août, le ministère de la Santé s'attend à un nouveau pic de prises de rendez-vous début septembre, avant la date butoir du 15 septembre.

Il reste 15 jours aux soignants français pour recevoir leur première dose de vaccin contre le covid-19, sous peine de sanctions. Et selon RTL, ils sont encore 200.000 à ne pas encore avoir fait la démarche mercredi 1er septembre.

L'immense majorité des soignants en hôpital, dans les Ehpad, en pharmacie ou en cabinet s'est donc fait vacciner. Il y a notamment eu un pic de prise de rendez-vous au début du mois d'août, alors qu'Emmanuel Macron avait annoncé cette obligation le 12 juillet.


Les pharmaciens et infirmiers libéraux sont les plus nombreux à avoir leur première dose (93%), tandis que le taux de vaccination en hôpital et en Ehpad atteint 87%. Au total, 89% de l'ensemble des soignants ont reçu une dose de vaccin.

Quant aux retardataires, le ministère de la Santé reste optimiste, selon RTL. Ils attendent simplement le dernier moment pour se soumettre à l'obligation, estime le ministère, qui s'attend à un nouveau pic de prise de rendez-vous dans la première quinzaine de septembre.


Et jeudi dernier, l'exécutif a prévenu : il n'y aura pas de tolérance pour les réfractaires. "Nous ne reculerons pas", a ainsi promis Jean Castex, assurant que "les sanctions prévues par le législateur seront mises en œuvre". A compter de cette date, tout salarié qui n'aura pas reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19 pourra être suspendu, sans rémunération.

"Le refus de se vacciner ne donnera lieu à aucun arrêt maladie", a également assuré le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui a promis "des contrôles systématiques" pour "toute prescription jugée suspecte".

"La loi s'appliquera" donc partout, a-t-il insisté, à l'exception des départements d'outre-mer submergés par la quatrième vague épidémique - en particulier la Martinique et la Guadeloupe - où la mesure sera "repoussée de l'autre côté de la vague" car "on n'allait pas leur rajouter cette contrainte".

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