Covid-19 : 20 départements placés en "surveillance renforcée", des mesures supplémentaires envisagées pour le 6 mars

Covid-19 : 20 départements placés en "surveillance renforcée", des mesures supplémentaires envisagées pour le 6 mars
Le Premier ministre Jean Castex, le 25 février 2021.

publié le jeudi 25 février 2021 à 18h35

Des confinements locaux pourraient être décrétés le week-end dans ces départements si la situation continue de se dégrader.

Le virus "gagne de nouveau du terrain" et "la situation sanitaire s'est dégradée au cours des derniers jours", a déclaré jeudi 25 février le Premier ministre Jean Castex lors d'une conférence de presse sur l'épidémie de coronavirus. Plus de 30.000 nouvelles contaminations au Covid-19 ont été recensées mercredi, "un chiffre que nous n'avions pas atteint depuis novembre" 2020, a indiqué le chef du gouvernement qui a souligné la part de responsabilité du variant anglais dans la situation, variant qui représente désormais "à peu près la moitié" des cas positifs.

La situation est particulièrement préoccupante dans vingt départements qui ont été placés sous "surveillance renforcée" en raison d'une circulation accrue du virus.

Ces départements recouvrent toute l'Île-de-France, le Rhône, les Bouches-du-Rhône, une grande partie des Hauts-de-France, la Drôme, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle et l'Eure-et-Loir



Le chef du gouvernement a demandé aux préfets de ces départements "d'engager des concertations avec les élus" pour "envisager dans tout ou partie de ces territoires des mesures de freinageproches de celles mises en place à Nice et Dunkerque", où des confinements locaux ont été instaurés le week-end. Un point sera fait "la semaine prochaine", et "si la situation continue de se dégrader, nous prendrons des mesures renforcées qui entreront en vigueur à compter du week-end du 6 mars", a précisé Jean Castex.

Ces vingt départements "cumulent des indicateurs défavorables" à savoir un niveau d'incidence autour de 250 cas pour 100.000 habitants, une part de variant britannique "supérieur à 50%", une pression hospitalière "proche du seuil critique" et "une circulation virale qui commence à s'accélérer sérieusement", a souligné le Premier ministre.





Si la situation sanitaire se dégrade à l'échelle du pays, le chef du gouvernement a réaffirmé la volonté de l'exécutif de "tout faire pour retarder" un possible confinement afin de "laisser à la vaccination le temps de produire des effets". "Le confinement est un levier auquel nous devons recourir quand on ne peut pas faire autrement. Il faut le faire à bon escient, au bon moment et dans la bonne mesure", a expliqué Jean Castex. 

Le Premier ministre a cependant voulu adresser des notes "d'espoir nous permettant d'envisager le retour à la vie normale" dans plusieurs mois, avec un cap fixé "à la fin du printemps". Selon lui, l'impact de la campagne vaccinale "commence à se faire sentir dans la population la plus âgée". Pour autant, l'évolution générale de l'épidémie de coronavirus "ne nous permet pas, à ce jour, d'envisager des mesures de relâchement", même dans les territoires où le virus circule moins, a-t-il indiqué. 

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