Covid-19 : 20 à 30 % des commerces en danger

Covid-19 : 20 à 30 % des commerces en danger
20 à 30 % des boutiques ne pourraient pas rouvrir.

, publié le mardi 29 décembre 2020 à 08h00

La crise du nouveau coronavirus a frappé de plein de fouet les commerces dits "non-essentiels" qui demandent l'autorisation d'ouvrir tous les dimanches de janvier.

Faut-il s'attendre à de nombreuses baisses de rideaux en 2021 ? Les commerçants, qui comptent sur une ouverture autorisée tous les dimanches de janvier, affichent en tout cas leur inquiétude.

"Nous comptons vivement sur l'État pour soutenir les entreprises du secteur, et pas uniquement les plus petites car plusieurs réseaux d'enseignes sont proches de la cessation définitive d'activité", explique le Conseil du commerce de France (CDCF) dans un communiqué publié lundi 28 décembre. L'organisation qui regroupe une trentaine de fédérations professionnelles du commerce demande notamment de "pouvoir ouvrir tous les dimanches de janvier", via un renouvellement de la procédure dérogatoire collective décidée sur novembre et décembre pour "étaler" les courses de fin d'année.



L'habillement, la chaussure, la beauté-parfumerie et la bijouterie en première ligne
Selon le CDCF, et "malgré une bonne reprise de la consommation liée au Black Friday et aux achats de fin d'année, le chiffre d'affaires" des commerçants dits non essentiels "reste en deçà de leurs prévisions", avec pour certains un recul de chiffre d'affaires supérieur à 20 % sur l'année dans l'habillement, la chaussure, la beauté-parfumerie ou la bijouterie. Les stocks restent en outre très élevés, selon le CDCF. "De nombreux commerçants pourraient décider de baisser définitivement leur rideau pour éviter de creuser leurs pertes et faire perdurer une situation économique insurmontable", a estimé dans le communiqué William Koeberlé, président du Conseil du commerce de France. Invité sur Franceinfo ce mardi, William Koeberlé affirme qu'"entre 20 et 30 % des commerçants disent qu'ils auront du mal à rouvrir". =#48484dSelon lui, le chiffre d'affaires du mois de décembre pour les commerçants dits "non-essentiels""ne compense en aucune façon le confinement du mois de novembre". Il plaide de nouveau pour une ouverture le dimanche : "les week-ends sont des moments où les clients aiment acheter. On souhaite pouvoir ouvrir sur l'ensemble des mois de janvier pour réaliser du chiffre d'affaires, pour refaire de la trésorerie".


Des ouvertures autorisées dans le Pas-de-Calais
Face à ces inquiétudes, la préfecture du Pas-de-Calais a déjà autorisé, par arrêté signé le 24 décembre, l'ouverture de tous les commerces - hors bars, restaurants et discothèques - chaque dimanche de janvier, a-t-elle annoncé dans un communiqué lundi soir. La mesure d'ouverture dérogatoire prise pour fin novembre et décembre est "reconduite" pour tous les dimanche de janvier. Elle avait été prise "afin de mieux réguler les flux dans un contexte sanitaire caractérisé par un niveau élevé de circulation du virus, mais également permettre de compenser les baisses d'activité et de chiffre d'affaires subies", rappelle la préfecture.

En 2021, la situation devrait être encore plus difficile pour l'économie française. Selon Bruno Ducoudré, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les faillites vont arriver courant 2021 et elles pourraient causer 200 000 destructions d'emplois. Lundi, la Dares a publié sur son site les mauvais chiffres du chômage, affichant une hausse de 0,9 %.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.