Covid-19 : 13 cas de variant breton confirmés en Bretagne

Covid-19 : 13 cas de variant breton confirmés en Bretagne
Sept patients touchés par ce variant breton, plus difficile à détecter par un test PCR classique, sont décédés la semaine dernière

, publié le vendredi 26 mars 2021 à 16h50

"À ce stade, rien n'indique que ce variant 20C est davantage contagieux ou davantage sévère", selon le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) de Bretagne.

Le variant breton du Sars-Cov2, difficile à détecter par un test PCR classique, a été confirmé chez 13 patients en Bretagne, a indiqué vendredi l'ARS de Bretagne, qui ne signale pas de contagiosité accrue de ce variant. Sept patients touchés par ce variant breton sont décédés la semaine dernière. 

"On n'a pas d'informations indiquant que le variant 20C résiste aux vaccinations", a déclaré le directeur général de l'ARS de Bretagne Stéphane Mulliez. "Santé publique France a progressé dans ses analyses.

A ce stade, rien n'indique que ce variant 20 C est davantage contagieux ou davantage sévère", a-t-il ajouté.


Le "variant 20C/H655Y" a été confirmé par séquençage de son génome chez onze patients du centre hospitalier de Lannion (Côtes-d'Armor), chez un patient habitant la communauté d'agglomération de Lannion-Trégor, ainsi que chez un patient habitant l'Ile-de-France, mais qui est "passé par le Trégor". Parmi eux, sept patients sont morts.


219 cas possibles ou probables

"Nous avons 219 cas possibles ou probables à ce jour" qui feront "l'objet d'investigations ou de séquençage complémentaire", a précisé Stéphane Mulliez. Des prélèvements respiratoires plus profonds ou des tests sérologiques sont souvent nécessaires pour détecter ce variant. Une "enquête flash" a été lancée la semaine dernière pour étudier la diffusion de ce variant : 651 prélèvements de tests RT-PCR positifs, venus de Bretagne et d'autres régions, doivent faire l'objet d'un séquençage à l'Institut Pasteur.  

"Parmi les 330 premiers résultats, aucun de ces prélèvements ne présente le variant 20C", a souligné Stéphane Mulliez. "Nous n'avons pas, parmi l'enquête flash très élargie que nous avons faite, de nouveaux cas qui ont été identifiés variant 20C : c'est une bonne nouvelle", a-t-il ajouté. A l'heure actuelle, il n'y a "aucun indicateur" qui permettrait de penser "que le variant 20C a diffusé dans d'autres régions", selon le directeur général.

Un variant difficile à détecter ?

Cependant l'enquête flash ne permet pas d'avoir "une vision exhaustive" de la circulation de ce variant qui n'est souvent pas détecté par RT-PCR. "Il faut qu'il y ait une charge virale importante pour pouvoir faire le séquençage. Parfois l'Institut Pasteur ne peut pas procéder au séquençage parce que le prélèvement n'est pas suffisamment bon", a précisé Stéphane Mulliez. 

Quant aux raisons des difficultés de détection de ce variant, elles sont à l'état d'hypothèse. "Peut-être que le virus se loge plus dans les voies aériennes profondes plutôt que dans l'appareil naso-pharyngé, ce qui expliquerait que les prélèvements dans le nez ne permettent pas de le détecter".

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