Couvre-feu : il sera bien interdit de faire son jogging entre 21h et 6h

Couvre-feu : il sera bien interdit de faire son jogging entre 21h et 6h
(illustration)

, publié le vendredi 16 octobre 2020 à 12h03

Il était possible de faire son jogging pendant le confinement du printemps. 

La question était restée en suspens. Matignon a tranché vendredi 16 octobre : il sera bien interdit de faire son jogging entre 21h et 6h dans les villes soumise au couvre-feu sanitaire décrété par le gouvernement, rapporte RTL.

Jeudi sur franceinfo, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait pourtant annoncé le contraire.

"Pour ce qui est de promener son chien ou le jogging, c'est du bon sens, pendant le confinement, on pouvait le faire rapidement, il faut être pragmatique. Ce qu'on vise, ce sont les rassemblement privés", avait-il expliqué.


Mais les services du Premier ministre l'ont contredit vendredi matin, auprès de RTL : il sera effectivement possible d'aller promener son chien, "à proximité du domicile", mais pas d'aller courir.

Par ailleurs, la ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu a exclu vendredi sur France Info une dérogation au couvre-feu pour les sportifs amateurs. "Il faut être responsables dans cette situation, nous devons venir en soutien très fort au personnel médical et aux personnes qui vont (être) et qui sont déjà malades du coronavirus et qui sont dans les hôpitaux", a déclaré la ministre, interrogée sur un assouplissement du couvre-feu similaire à celui en faveur des lieux culturels plaidé par la ministre Roselyne Bachelot.

"Le sport a été très bien traité depuis le début de cette crise, nous avons réussi à avoir des exceptions pour certains publics, notamment les enfants qui peuvent continuer à aller dans les associations", a estimé la ministre. Et même si les clubs professionnels "sont en grande difficulté financière", "le spectacle sportif peut continuer à se dérouler", a-t-elle rappelé.

Si les sportifs amateurs sont ainsi privés de leur loisir pendant toute la durée du couvre-feu, instauré à partir de samedi pour une durée minimale de quatre semaines, "le sport existe" pour ces deux catégories, a martelé Roxana Maracineanu. "Les sportifs de haut niveau, les sportifs professionnels peuvent continuer à exercer leur métier" et "lorsqu'il s'agit d'un temps d'accueil des enfants et d'un temps nécessaire et indispensable à la santé de nos jeunes, le sport peut continuer à exister, y compris dans les zones d'urgence sanitaire".

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