Corse : un soignant menacé pour avoir demandé à une femme d'enlever sa burqa

Corse : un soignant menacé pour avoir demandé à une femme d'enlever sa burqa
Le médecin assure avoir été menacé par un homme armé dans son cabinet de Poggio Mezzana (Haute-Corse).
A lire aussi

Orange avec AFP, publié le samedi 08 septembre 2018 à 09h08

Un soignant a été menacé par un homme armé le mercredi 5 septembre dans son cabinet de Poggio Mezzana (Haute-Corse). L'homme armé n'aurait pas apprécié que le médecin demande à son épouse de retirer sa burqa.

"Ce professionnel de santé a été contacté le 29 août pour un rendez-vous le 3 septembre pour une consultation pour un enfant.

La mère se serait présentée voilée et il lui a été demandé d'enlever son voile mais l'intéressée n'aurait pas accepté la réponse du professionnel de santé en disant que son mari allait venir le voir", a expliqué vendredi 7 septembre la procureure de la République de Bastia, Caroline Tharot.

Le couple pas encore identifié

Le 5 septembre, le mari en question serait venu dans le cabinet de ce professionnel de santé et "l'aurait menacé avec une arme de poing", a-t-elle ajouté, précisant qu'une enquête pour "violence volontaire avec arme" a été ouverte et confiée à la brigade de gendarmerie de Penta di Casinca (Haute-Corse). Selon France 3, l'homme aurait "exhibé un pistolet automatique qu'il aurait posé ostensiblement sur le bureau avant de ranger l'arme dans un sac et de repartir".



Les enquêteurs chercheront par ailleurs à déterminer si la femme voilée souhaitait être examinée ou si elle accompagnait juste son enfant. Le praticien "a déposé plainte le 5 septembre" et a "parlé d'un voile qui pourrait ressembler à une burqa (voile intégral, ndlr)", a ajouté la magistrate. Les protagonistes mis en cause n'ont pas pu être identifiés à ce stade des investigations, selon la même source, n'étant pas des patients connus du cabinet. 



Vendredi après-midi, le président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a réagi à cette affaire sur son compte Twitter. "Si ces faits sont avérés, ils sont inacceptables. Il n'y a pas de place en Corse pour l'islamisme et le fondamentalisme. Notre île est et restera une terre de liberté et de tolérance", a écrit Gilles Simeoni.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.