Coronavirus: plusieurs maires réclament l'installation de "moyens sanitaires militaires"

Coronavirus: plusieurs maires réclament l'installation de "moyens sanitaires militaires"
(Photo d'illustration) Les tentes de l'hôpital militaire installé au printemps près de Mulhouse.

, publié le samedi 24 octobre 2020 à 17h24

Ces moyens serviraient à pallier le manque de personnels soignants selon ces élus d'une vingtaine de communes.


Ils administrent des communes de la vallée du Gier, du Sud de la Loire, et restent très impactés par le coronavirus. Ce samedi, ils réclament de "l'aide pour que nos soignants soient épaulés et nous demandons à l'État et au gouvernement qu'une aide exceptionnelle soit apportée en urgence à notre territoire pour pallier au manque de personnels soignants [...] épuisés et touchés par la covid-19".

Un courrier a été adressé jeudi à la préfète de la Loire, Catherine Séguin.

"Nous demandons à bénéficier d'une aide identique à celle qui a été apportée au printemps dernier à la région de Mulhouse au cœur de la crise: l'installation de moyens sanitaires militaires", poursuivent les 21 maires, réunis au sein du Syndicat intercommunal du Pays du Gier.

Régis Cadegros, 1er adjoint au maire de Saint-Chamond (Loire) et président du conseil de surveillance du Centre hospitalier du Gier, décrit une "courbe exponentielle de propagation du virus, pour lequel 130 malades sont déjà soignés dans l'établissement, avec un taux d'incidence proche de 900 sur l'ensemble du Gier".

"Il faut nous inspirer de ce qui s'est passé dans le grand Est, avec la mise en place d'un hôpital militaire de campagne", insiste-t-il.

Vincent Bony, maire de Rive-de-Gier (Loire), affirme pour sa part qu'au "rythme actuel de progression du virus, tous les patients qui le nécessiteront ne pourront plus être admis en réanimation dans l'Hôpital du Gier d'ici 15 jours". "Il faudra faire un tri. C'est dramatique", déplore-t-il.

La direction de l'établissement confirme que "le personnel est très sollicité et gagné par la fatigue". "Nous recevrons la semaine prochaine un renfort de cinq infirmiers et aide-soignants de la Clinique mutualiste de Saint-Étienne", ajoute-t-elle.

Depuis deux semaines, l'hôpital situé à Saint-Chamond interdit les visites, sauf exception, "à la suite de cas de contaminations provenant de visiteurs peu respectueux des gestes barrières".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.