Coronavirus : "pas de nouveaux cas en France", mais la menace est "élevée" au niveau mondial

Coronavirus : "pas de nouveaux cas en France", mais la menace est "élevée" au niveau mondial
Une passagère arrivant de Chine à l'aéroport Charles-de-Gaulle de Roissy, le 26 janvier 2020.

, publié le lundi 27 janvier 2020 à 20h14

Il n'y pas "d'inquiétude majeure" sur les trois cas identifiés à l'heure actuelle en France.

Il n'y a pas de nouveaux cas de contamination au coronavirus chinois en France, a indiqué lundi le ministère de la Santé. Leur nombre se monte toujours à trois, un à Bordeaux et deux à Paris.

Par ailleurs, l'OMS, parfois critiquée pour la gestion des crises, risque à nouveau d'être sur la sellette après avoir écrit, selon elle par mégarde, que la menace liée au virus chinois était "modérée" à l'échelle mondiale alors qu'elle la jugeait "élevée".

 "Nous avons toujours trois cas confirmés, il n'y a pas d'autre cas en France", a déclaré le numéro 2 du ministère, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon, lors d'une conférence de presse désormais quotidienne sur le sujet. "Les tests qui ont pu avoir lieu samedi, dimanche ou aujourd'hui (lundi) sont tous négatifs", a-t-il poursuivi. Dimanche soir, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait fait état de six cas suspects qui étaient à l'étude.


Les trois cas avérés "sont toujours sous suivi médical, il n'y a pas d'inquiétude majeure sur leur état", selon le Pr Salomon. "L'évolution doit être suivie de près, les cliniciens sont attentifs à une prise en charge régulière de leur situation", a-t-il poursuivi, en indiquant que leur sortie interviendrait lorsqu'on sera "certain qu'il n'y a plus de risque de transmission".

Ces trois cas sont un homme de 48 ans hospitalisé à Bordeaux, et un homme de 31 ans et une femme de 30 ans hospitalisés à Paris. Le patient de Bordeaux est dans un état "stable et rassurant", avait de son côté indiqué un peu plus tôt l'équipe médicale du CHU de Bordeaux. Les personnes avec lesquelles ils ont été en contact font l'objet d'un suivi.

Par ailleurs, le rapatriement aérien des Français de Wuhan, épicentre de l'épidémie, qu'organisera la France en milieu de semaine pourrait également concerner des ressortissants d'autres pays européens, a indiqué le Pr Salomon. "Il y a des mécanismes de coopération européenne. Des discussions ont lieu entre les différents pays européens puisque nous pouvons activer un mécanisme d'entraide européenne, pour avoir une action concertée", a-t-il dit en réponse à une question.

À leur retour en France, ces rapatriés seront dirigés dans "un établissement de santé pour les personnes qui seront malades et dans un établissement d'accueil, d'hébergement, pour les personnes qui ne sont pas malades mais auront besoin d'un suivi renforcé pendant 14 jours", selon le Pr Salomon. Cet établissement est "en cours de sélection". Les personnes concernées devront y rester pendant 14 jours, durée maximale estimée d'incubation de la maladie, pour s'assurer qu'elles n'ont pas été infectées par le virus.

Dans le contexte de la montée de l'angoisse mondiale autour du virus chinois, l'évaluation de la menace par l'Organisation mondiale de la santé sème quelque peu la confusion. Ces derniers jours, l'OMS avait écrit dans ses rapports de situation que le risque était "très élevé en Chine, élevé au niveau régional et modéré au niveau international", alors même que le directeur de l'organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait dit jeudi aux médias que le risque était "élevé" à l'international.

Qui croire ? L'OMS semble avoir tranché, avec la publication d'un nouveau rapport de situation diffusé dans la nuit de dimanche à lundi et assurant que le risque est bel et bien "élevé" à l'international.

Les précédents rapports de situation établis par l'OMS comportaient une "erreur de formulation et nous l'avons corrigée", a dit à l'AFP une porte-parole de cette organisation. "Cela ne veut absolument pas dire que nous avons changé notre évaluation du risque, mais cette erreur s'est glissée" dans les rapports de situation, a-t-elle insisté.

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