Coronavirus : les opérations chirurgicales "non urgentes" déprogrammées

Coronavirus : les opérations chirurgicales "non urgentes" déprogrammées
Un hôpital à Paris, le 10 mars 2020.

, publié le vendredi 13 mars 2020 à 10h34

Le niveau 2 du plan blanc a été activé. Il prévoit notamment la déprogrammation des opérations chirurgicales avec anesthésie générale non urgentes.

Objectif : "libérer des salles de réveil".

Le gouvernement a demandé jeudi 12 mars la "déprogrammation immédiate des interventions chirurgicales non urgentes" dans les hôpitaux français, a-t-on appris auprès du ministère de la Santé et de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France.


Le ministère a précisé avoir adressé à toutes les ARS un courrier demandant notamment d'annuler toutes les opérations "non urgentes avec réanimation post-opératoires", c'est-à-dire sous anesthésie générale. "C'est la suite du plan blanc annoncé vendredi" par Olivier Véran, a ajouté cette source. Plus précisément, il s'agit de "l'activation du niveau 2 du plan blanc", qui vise à "libérer des salles de réveil, des lits de réanimation et le personnel" correspondant, a expliqué l'ARS Île-de-France.

"La déprogrammation est en cours partout sur le territoire de la région", a assuré à l'AFP son directeur général, Aurélien Rousseau, qui en a "donné l'instruction" dès jeudi matin à "tous les hôpitaux et cliniques".

"On avait préparé cette opération avec tous les établissements, en particulier ceux qui ont des réanimations qui vont accueillir des patients positifs" au Covid-19, a-t-il ajouté. Les autres devront aussi faire de la place, ce qui suppose "une fluidité totale", d'où "une mécanique de dominos que nous avons organisée depuis plusieurs semaines et qui va mobiliser toutes les équipes", a-t-il prévenu.

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