Coronavirus : les masques s'arrachent en grandes surfaces

Coronavirus : les masques s'arrachent en grandes surfaces
Une cliente achète des masques chirurgicaux dans un supermarché de Nieppe dans le Nord, lundi.

, publié le lundi 04 mai 2020 à 18h30

Les enseignes de la grande distribution peuvent vendre des masques chirurgicaux et en tissu depuis ce lundi 4 mai. Dans la matinée, Lidl en a vendu cinq millions dans ses magasins. 

Les millions de masques promis par les supermarchés ont commencé à arriver dans les rayons




Les enseignes ont commandé des millions de masques pour les mettre à disposition de leurs clients, soit en caisse, soit à l'accueil des magasins.

Ainsi, Lidl a vendu cinq millions de masques en quelques heures lundi matin. "Il n'y en a plus à cette heure-ci", a indiqué Michel Biero, directeur exécutif achats et marketing de Lidl France, à la mi-journée sur RTL. "Cinq millions de masques conditionnés en boîtes de 50, ça ne fait finalement que 100.000 boîtes en magasins, soit à peine 70 boîtes par magasin (...) On avait limité à une boîte par personne", a-t-il détaillé. 


Attention au risque de pénurie

"C'était un stock qui était destiné à nos salariés", a-t-il précisé. "C'est ce stock-là que nous avons vendu, qu'on va régénérer dans la semaine pour continuer à préserver la santé de nos salariés". Même succès pour les masques dans des supermarchés de Rennes, selon Ouest-France. Dans un Super U, 10.000 masques sont partis en quelques heures. 


Lundi, sur RTL et BFMTV, Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), a appelé les consommateurs à ne pas se précipiter sur les masques en grandes surfaces, pour éviter des pénuries. "Ne nous refaites pas le coup des pâtes !", a-t-il lancé sur RTL

Pas de stocks cachés, assure la grande distribution

Mais le responsable de Lidl assure qu'"il n'y avait pas de stocks cachés". Ce week-end, des professionnels de santé, qui avaient du mal à s'approvisionner depuis des semaines, se sont émus du nombre de masques annoncés en grandes surfaces. La grande distribution s'est défendue, le président des centres Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, jugeant cette polémique "nulle, puérile, stérile", tandis que son homologue de Système U, Dominique Schelcher, a précisé que les commandes de masques dataient "d'après le 24/04, jour de l'autorisation gouvernementale".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.