Coronavirus : les 6 patients en France sont "stables", mais ne vont pas encore sortir, selon Agnès Buzyn

Coronavirus : les 6 patients en France sont "stables", mais ne vont pas encore sortir, selon Agnès Buzyn
Agnès Buzyn à Paris, le 29 janvier 2020.

, publié le mercredi 05 février 2020 à 12h04

Il ne sortiront que lorsque toute trace de virus aura disparu de leur organisme.

L'un est toujours en réanimation, les autres ont été transférés dans des services réguliers, mais gardés à l'isolement. Les six patients hospitalisés en France pour une contamination au coronavirus sont tous "dans un état stable", a indiqué Agnès Buzyn mercredi 5 février.

Ils ne sortiront pas, cependant, tant que le virus sera présent dans leur organisme.

"Il y en a un qui est toujours en réanimation (...) dans un état stable, tous les autres sont dans des services de médecine réguliers et ils sont gardés en isolement tant qu'il y a encore du virus détectable, mais ils vont pour l'instant bien", a précisé la ministre de la Santé sur RMC/BFMTV.


Les équipes médicales qui les prennent en charge "sont dans une démarche de suivi très rapproché de la charge virale" pour ne laisser sortir "que des personnes pour lesquelles on a tous les paramètres viraux pour dire que il n'y a plus de risque", avait souligné mardi soir le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. "Leur évolution est favorable, il n'y a pas d'inquiétude du tout sur ces patients", avait-il ajouté.

Les premiers cas confirmés en France de ce virus, apparu en Chine en décembre, ont été annoncés le 24 janvier: un Bordelais originaire de Chine et un couple de trentenaires chinois arrivés en France le 18 janvier. Ils ont été suivis par d'autres les 28, 29 et 30 janvier: un touriste chinois de 80 ans, toujours en réanimation à l'hôpital Bichat à Paris, sa fille de 50 ans et un médecin libéral contaminé par des ressortissantes chinoises, dont l'une s'est ensuite rendue à Taïwan, où elle a déclaré la maladie.

Aucun autre cas n'a été recensé depuis, a confirmé la ministre mercredi.

Agnès Buzyn a par ailleurs annoncé la mise en place d'une "coordination" entre les pays européens pour "aider la Chine, à la fois sur le plan des équipements et sur le plan des compétences en épidémiologistes" et en "virologues". La France a déjà "fourni des masques notamment, que nous avons apportés lors du premier vol qui a été chercher les rapatriés à Wuhan" en fin de semaine dernière, a-t-elle ajouté.

Les autorités chinoises ont fait état lundi d'un besoin urgent de masques, de combinaisons de protection et de matériel médical pour faire face à l'épidémie.

La ministre de la Santé, médecin de formation, a aussi rappelé que la mise au point d'un vaccin prenait du temps, alors que plusieurs équipes dans le monde travaillent à en trouver un. "C'est toujours plusieurs mois, autour d'un an, deux ans. En tous les cas, ça ne sera pas la semaine prochaine. Il n'y a aucune chance qu'on trouve un vaccin en une, deux ou trois semaines", a-t-ele souligné.

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