Coronavirus : le tourisme des sportifs nordistes suscite l'inquiétude

Coronavirus : le tourisme des sportifs nordistes suscite l'inquiétude
©Panoramic

, publié le mardi 06 octobre 2020 à 20h10

20 Minutes alerte sur le choix de plusieurs Nordistes de quitter la métropole lilloise, allant parfois jusqu'en Belgique, pour profiter de salles de sport ouvertes. Les gestes barrières n'y sont plus aussi bien respectés.

Un problème qui a finalement été déplacé ? Selon les informations de 20 Minutes, les pratiques de nombreuses personnes dans le nord du pays commencent à inquiéter. Alors que l'épidémie de coronavirus vit une seconde vague de contaminations dans le pays, la France a décidé de fermer plusieurs salles de sport dans les métropoles les plus touchées. C'est notamment le cas dans celle de Lille où les adeptes de ces lieux ont trouvé de nouveaux moyens de s'entretenir.


Depuis le 26 septembre dernier, les sportifs de la métropole ont vu leurs salles de sport habituelles fermer leurs portes. Un coup dur qui les a poussé à trouver une autre alternative. Une grande partie d'entre eux parcourent plusieurs kilomètres pour trouver des établissements ouverts.

Parfois même jusqu'en Belgique à Mouscron, les gérants de ces endroits voient arriver un important afflux de sportifs. Dans le Pas-de-Calais, à Carvin, les locaux doivent jongler avec une surfréquentation qui pourraient entraîner de graves conséquences sanitaires. « Depuis depuis dix jours, c'est impossible. La salle est blindée au point que ça devient très moyen pour respecter les gestes barrières », confie une habituée d'une salle de sport.

Une aubaine pour les uns, une crainte pour les autres

Les consignes sanitaires diffèrent entre la France et la Belgique. Les Belges ont gardé leurs salles de sport ouvertes sous certaines conditions : port du masque obligatoire, désinfection des machines après son passage et surtout, 1m50 de distanciation sociale à respecter. Une dernière règle qui peine à être appliquée au vu de l'afflux massif de clients.

Une situation qui ne semble pourtant pas inquiéter certains gérants belges. « Il y a même des gens qui ont pris des abonnements d'un mois tant ils pensent que ça va durer en France. C'est une aubaine pour nous. Le malheur des uns fait le bonheur des autres », décrit à 20 Minutes Deborah Devooght, responsable de la salle Universal International Fitness à Mouscron.

Un enthousiasme que ne partage pas les responsables en France qui, pour beaucoup, craignent de devoir mettre la clé sous la porte définitivement si les fermetures perdurent encore un certain temps. Devant le tribunal administratif, certains ont obtenu la possibilité de rester ouverts comme à Rennes. Mais ce n'est pas le cas à Lille, rappelle La Voix du Nord.

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