Coronavirus : le personnel soignant pourrait voir ses congés de la Toussaint supprimés

Coronavirus : le personnel soignant pourrait voir ses congés de la Toussaint supprimés©Panoramic
A lire aussi

, publié le samedi 03 octobre 2020 à 15h00

Alors que le personnel médical, éreinté, se démène sans relâche depuis six mois pour juguler la pandémie de Covid-19, l'AP-HP pourrait bien annuler, si besoin, leurs congés de la Toussaint, rapporte France Inter, samedi 3 octobre.

C'est une hypothèse qui a de quoi alimenter encore plus le désarroi parmi le personnel soignant. Alors que ce dernier est en première ligne depuis six mois pour lutter contre le Covid-19, l'AP-HP a annoncé que leurs congés de la Toussaint pourraient être supprimés, si la situation le nécessitait.

C'est ce que met en lumière France Inter, samedi 3 octobre, après avoir pris connaissance d'une note interne des ressources humaines. Transmise aux chefs de service de tous les hôpitaux parisiens, ladite note débute ainsi : "À partir du mois d'octobre, les contraintes de continuité de service liées au contexte épidémique sont susceptibles de conduire à annuler une majorité des jours de congé initialement programmés, notamment sur la période des vacances de la Toussaint." Bien entendu, il ne s'agit pour l'heure que d'une "lettre de cadrage" pour prévenir les soignants de l'éventualité de la mesure. Autrement dit, si la situation liée à la pandémie ne s'aggrave pas plus, ils pourront bénéficier de leurs congés.

Dans le pire des cas, la note prévoit tout de même des mesures destinées à contrebalancer la suppression de ces congés. En effet, les jours travaillés qui devaient initialement être des repos "seront rémunérées en heures supplémentaires, revalorisées de 50%", précise France Inter. En outre, le nombre de jours pouvant être déposés sur le compte épargne-temps des soignants pour 2020 sera, quant à lui, multiplié par deux. Enfin, une autre question majeure se pose : celle de la garde des enfants du personnel médical pendant les vacances scolaires. Là encore, l'AP-HP a prévu une solution alternative. Elle compte prendre en charge les gardes à domicile à hauteur de 50 heures par enfant, précise le média. Reste maintenant à savoir si ces mesures suffiront, dans le cas où elles devraient s'appliquer, à remonter le moral des soignants qui sont déjà durement éprouvés par la fatigue accumulée depuis des mois. 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.