Coronavirus : l'ARS s'attend à une "marée très forte" dans les hôpitaux d'Île-de-France

Coronavirus : l'ARS s'attend à une "marée très forte" dans les hôpitaux d'Île-de-France
Des soignants dans un hôpital. (illustration)

, publié le jeudi 08 octobre 2020 à 14h09

"Il faut mettre tous les forces dans la bataille", a prévenu le directeur de l'ARS d'Île-de-France, en soulignant le déclenchement du "plan blanc renforcé".

"La pression monte chaque jour" dans les hôpitaux franciliens, qui doivent se préparer à une "marée très forte" de nouveaux malades du Covid-19, a déclaré jeudi 8 octobre le directeur de l'agence régionale de santé (ARS), Aurélien Rousseau.

L'ARS a activé jeudi matin le "plan blanc renforcé", permettant aux établissements de santé de déprogrammer des activités, "une décision lourde" qui "veut dire qu'on va prendre une marée très forte et qu'il faut mettre toutes les forces dans la bataille", a-t-il prévenu. "Ce n'est pas banal, ça doit alerter chacun sur le fait que l'impact hospitalier est déjà là en réanimation et qu'il va être très puissant sur les autres services d'hospitalisation", a-t-il insisté.


Mercredi, 2.439 "patients Covid+" étaient hospitalisés en Île-de-France, dont 455 en "soins critiques", soit plus de 40% des lits de réanimation de la région.

Aurélien Rousseau avait prédit en début de semaine que le seuil des 50% serait atteint "dans les 15 prochains jours".




"La pression monte chaque jour", a-t-il affirmé, précisant avoir aussi "déclenché le dispositif de régulation régionale des lits de réanimation" déjà mis en place pendant la première vague épidémique du printemps. Idem en soins de suite et de réadaptation (SSR), où il faut "faire de la place" pour les futurs convalescents.


L'ARS a également "réactivé ses outils de renfort en ressources humaines", même si la situation sanitaire dégradée des autres régions rend la tâche plus difficile. Le "plan blanc renforcé" ouvre donc "tous les dispositifs qui permettent de mobiliser les personnels", en premier lieu via des déprogrammations d'activités chirurgicales. "Ce n'est pas du tout anodin, ce sont des choix hyper lourds, qui touchent parfois des patients qui ont déjà subi des reports au printemps", a souligné M. Rousseau, précisant que "ce sont les médecins qui décident, à l'échelle de chaque établissement".

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