Coronavirus : Jean Castex dévoile la stratégie de vaccination dans le pays

Coronavirus : Jean Castex dévoile la stratégie de vaccination dans le pays©Panoramic

, publié le jeudi 03 décembre 2020 à 18h30

Le Premier ministre Jean Castex a pris la parole jeudi 3 décembre au sujet de la campagne de vaccination contre le Covid-19.

Un nouveau moyen va arriver en France pour lutter contre l'épidémie de coronavirus.

Jeudi 3 décembre, le Premier ministre Jean Castex a évoqué l'arrivée prochaine d'un vaccin contre cette maladie qui a touché des centaines de milliers de Français. Il a dévoilé les grandes lignes de la stratégie du gouvernement pour vacciner le plus de personnes possible.



Le Premier ministre a annoncé que le début de la vaccination en France n'était plus qu'une « question de semaines ». Au total, ce sont six contrats d'approvisionnement qui ont été signés avec l'Europe qui vont permettre à la France de disposer « d'un potentiel de 100 millions de dose », sachant que chaque individu devra recevoir deux injections, en comptant à chaque fois plusieurs semaines d'intervalle.

Le coût de cette campagne de vaccination s'élèvera à 1,5 milliard d'euros pour la France mais Jean Castex l'affirme : « la vaccination sera gratuite pour tous ». En ce qui concerne le vaccin choisi parmi les nombreux projets qui pourraient voir le jour, le chef du gouvernement explique que « la décision d'autoriser un vaccin dépend d'autorités scientifiques indépendantes » et non de l'Etat.

Une campagne de vaccination en deux temps

Mardi 1er décembre, le président de la République Emmanuel Macron avait déjà promis « une première campagne très ciblée ». Il annonçait qu'une seconde aurait ensuite lieu « entre avril et juin qui, elle, sera plus large et plus grand public et qui ira vers une stratégie de vaccination du plus grand nombre. »

Lundi 30 novembre, la Haute Autorité de Santé s'était exprimée au sujet d'une possible vaccination contre le coronavirus en France. Elle avait notamment insisté sur un point : que le vaccin soit en priorité réservé pour les résidents des Ehpad, dont la santé est fragile, ainsi que le personnel soignant de ces établissements.

La seconde phase devrait démarrer au printemps et en revanche concerner 14 millions de personnes jugées vulnérables : que cela soit en raison de l'âge ou de facteurs de co-morbidité. Ensuite seulement, une troisième phase concernant la vaccination de masse démarrera.

Un conseil d'orientation de la stratégie vaccinale

Le Premier ministre a également parlé de l'arrivée d'un "conseil d'orientation de la stratégie vaccinale" réunissant notamment des scientifiques et présidé par l'immunologiste  Alain Fischer. Ce dernier s'est exprimé sur les deux vaccins à l'ARN développés par les laboratoires Pfizer-BioNTech et Moderna, en insistant notamment sur un objectif à réaliser : les conserver à une température très basse (-70 degrés). Il a en revanche exprimé des réserves sur le vaccin développé par le laboratoire AstraZeneca qui nécessite encore davantage de tests. 

Jean Castex annonce que cette politique de vaccination doit inclure davantage les médecins généralistes qui pourraient se retrouver « au coeur du dispositif ». « Chacun doit pouvoir se faire vacciner par un professionnel de santé à proximité qu'il connait, et en qui il a confiance. »

Il va désormais falloir convaincre la population de se tourner vers cette solution. Emmanuel Macron a assuré que la vaccination ne serait pas obligatoire, préférant évoquer une « stratégie de conviction et de transparence ». Un sondage Elabe pour BFMTV publié le 25 novembre dernier affirmait que 48% des Français ne comptaient pas se faire vacciner contre le coronavirus.

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