Coronavirus : il y aura "300 000 chômeurs de plus d'ici la fin de l'année" en Île-de-France, annonce Valérie Pécresse

Coronavirus : il y aura "300 000 chômeurs de plus d'ici la fin de l'année" en Île-de-France, annonce Valérie Pécresse
Cela porterai le nombre total de chômeurs à "plus d'un million" dans la région, un "record historique"
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, publié le dimanche 21 juin 2020 à 16h00

La région Île-de-France n'a pas fini de souffrir de la crise engendrée par le Covid-19. Dimanche 21 juin, la présidente de région, Valérie Pécresse a estimé à 300 000 le nombre de chômeurs en plus d'ici la fin de l'année 2020. 


"On risque de dépasser le million de chômeurs", un "triste record historique".

Valérie Pécresse a estimé ce dimanche à "300 000" le nombre de "chômeurs en plus en Île-de-France d'ici la fin de l'année", à cause de la crise du coronavirus.  

Au micro du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, la présidente de la région a averti que la "crise économique sera très dure, particulièrement en Île-de-France", où  de nombreux secteurs, tels que "l'aéronautique", "l'automobile", la "culture, l'événementiel", sont "particulièrement touchés". Alors que des spécialistes évoquent une deuxième vague de l'épidémie, Valérie Pécresse craint que cela mette "vraiment l'économie de la France au tapis".

"1 milliard d'euros de dette"


Cette crise du Covid-19 est "un tsunami qui remporte tout sur son passage", a-t-elle alerté. La perte de recettes et l'augmentation des dépenses génère une de "1 milliard d'euros", a estimé la président de région. 

Sur l'ensemble de la France, l'Unédic, qui gère le régime d'assurance-chômage, anticipe la destruction de 900.000 emplois fin 2020 par rapport au 4e trimestre 2019, ce qui entraînerait l'indemnisation de 630.000 demandeurs d'emplois supplémentaires.

Le premier trimestre 2020 avait vu la destruction de 497.400 emplois dans le privé, soit une baisse de 2,5% provoquée par un effondrement de 40% de l'intérim, du fait du confinement, selon les chiffres de l'Insee.

Cette crise devrait creuser un peu plus le fossé entre les plus riches et les plus modestes, qui ont d'ores et déjà le plus pâti du confinement, subissant une perte de revenus, rapporte une étude publiée vendredi.

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