Coronavirus : en Île-de-France, les pompes funèbres redoutent la pénurie de cercueils

Coronavirus : en Île-de-France, les pompes funèbres redoutent la pénurie de cercueils
Un employé des pompes funèbres à Mulhouse le 1er avril 2020.

, publié le lundi 06 avril 2020 à 15h48

La déléguée générale de la Fédération française des pompes funèbres (FFPF) reconnaît une situation tendue. 


"On a encore des cercueils, mais on risque d'en manquer", a averti ce matin Florence Fresse sur Franceinfo, évoquant la situation en région francilienne. Dans la région, les pompes funèbres font face à une situation rare. Dans les chambres funéraires, les places manquent et le risque de pénurie de cercueils est réel.


"Les crématoriums sont saturés dans les zones clusters comme en Île-de-France", précise la déléguée générale de la FFPF, expliquant que la colère et l'incompréhension des familles, qui doivent patienter. En conséquence, un texte de loi permet de prolonger le délai d'inhumation ou de crémation de 21 jours au lieu des six jours prévus auparavant.

Faire face à une nouvelle vague

"On est d'avantage dans un pur travail de mise en bière du défunt" déplore Florence Fresse, assurant vouloir "tout faire pour" faire face à un nouvel afflux de décès en Île-de-France.Les entreprises ont dû s'adapter à la fermeture de certaines mairies et au manque de combinaisons et de masques. "Nous avions nos propres stocks mais nous les avons consommés", a expliqué Florence Fresse. 

Enfin, la saturation des crématoriums et le risque de pénurie de cercueils pourraient tendre un peu plus la situation."Pour l'instant, on en a encore, mais ça risque d'être tendu par la suite", reconnaît Florence Fresse, qui s'estime satisfaite de l'ouverture d'un hall du marché de Rungi qui a permis de pallier le manque de place en chambre funéraire. 20 000 cercueils pourront y être entreposés.

Et de préciser toutefois que "35% des personnes qui décèdent demandent la crémation".

 

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