Coronavirus : "Cela ne sert à rien d'avoir peur"

Coronavirus : "Cela ne sert à rien d'avoir peur"
Une femme porte un masque près du quartier chinois de New York.

, publié le samedi 25 janvier 2020 à 13h38

François Braun et Patrick Pelloux, présidents du Samu et de l'association des médecins urgentistes de France, se montrent rassurants à propos du coronavirus.

Pas de panique : c'est le message que tiennent à faire passer François Braun et Patrick Pelloux, présidents du Samu et de l'association des urgentistes de France (Amuf), après la confirmation en France de cas de coronarivus, qui a fait 41 morts en Chine.

"Nous avons des gens qui nous appellent parce qu'ils ont croisé quelqu'un d'origine asiatique dans la rue qui se mouchait", a témoigné Patrick Pelloux, président de l'Amuf, appelant à "arrêter l'hystérie collective".

Les trois cas français "ne sont pas graves"

"Il faut savoir raison garder. Il y aura cette année à nouveau plusieurs milliers de gens qui vont mourir de la grippe hexagonale, et ça ne fait pas la une des journaux", a encore relevé l'urgentiste.

"Là, nous avons trois cas en France et qui ne sont même pas graves. C'est une épidémie qui est contrôlée, il faut faire confiance aux autorités, il faut faire confiance à l'OMS (Organisation mondiale de la santé)", a-t-il ajouté. 


De son côté, le Dr François Braun, président de Samu-urgences de France, a indiqué que "pour l'instant", il n'y avait "pas un pic d'appels, pas d'affolement". "Si ça devait être une crise qui dure, au-delà d'une semaine, 10 jours, nous passerons dans le cadre des situations exceptionnelles, avec des mobilisations de personnel plus importantes notamment", a-t-il expliqué. "C'est ce qui avait été fait lors de la grippe H1N1", maladie respiratoire aiguë déclenchée en 2009. "On n'est pas du tout dans ce champ, loin de là", a relativisé le médecin, expliquant qu'en France, les "schémas d'organisation en cas de risque épidémique sont bien rodés".

"Il faut aussi appeler son médecin traitant"

"Nous sommes en permanence en alerte sur des risques émergents. Il y a encore le virus Ebola en Afrique et il y a une surveillance régulière. C'est l'essence même de la régulation médicale", a insisté Dr Braun. "Nous avons des mises à jour tous les matins en lien avec le ministère de la Santé et la direction générale de la Santé pour savoir quel est le risque réel, si ça s'étend", a-t-il ajouté.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a invité la population à ne pas aller aux urgences, mais surtout à appeler le 15. "Faire le 15, pourquoi pas, mais il faut aussi appeler son médecin traitant. Surtout, ça ne sert à rien d'avoir peur", a dit Patrick Pelloux.
 

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