Coronavirus : Agnès Buzyn, bientôt entendue devant la commission d'enquête, a "besoin d'expliquer" ce qu'elle a fait

Coronavirus : Agnès Buzyn, bientôt entendue devant la commission d'enquête, a "besoin d'expliquer" ce qu'elle a fait
"J'ai besoin de parler aux Français", a assuré Agnès Buzyn sur l'antenne de RTL.

, publié le lundi 22 juin 2020 à 21h04

Agnès Buzyn était invitée sur le plateau de RTL ce lundi 22 juin. L'ancienne ministre de la Santé sera entendue par la commission d'enquête parlementaire sur la gestion de la crise du coronavirus, mardi 30 juin.

Mardi 30 juin, Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé qui a quitté son poste pour se porter candidate à la mairie de Paris sous les couleurs LREM, sera entendue par la commission d'enquête parlementaire sur la gestion de la crise du coronavirus.

Invitée sur les ondes d'RTL ce lundi 22 juin, elle a expliqué qu'elle n'appréhendait pas ce rendez-vous. "Au contraire, j'ai besoin de parler aux Français. Parce que je parle à la représentation nationale, ce sera public, je vais donc aussi parler aux Français", a-t-elle assuré. "Et j'ai besoin d'expliquer ce que j'ai fait, à quel point je me suis préoccupée d'eux, tous les jours. (...) Je sais que la vérité va apparaître parce que c'est toujours le cas", a ajouté l'ancienne ministre.



A ceux qui lui reprochent d'avoir abandonné le personnel hospitalier à l'aube d'une crise sanitaire, Agnès Buzyn préfère évoquer ses actions sur le terrain. "Non, je ne l'ai pas abandonné, je l'ai rejoint. Dès que j'ai arrêté ma campagne, le lendemain de l'élection, j'ai travaillé avec les centres de lutte contre le cancer, pour les aider à s'organiser, pour adapter leur activité aux malades du Covid. Quinze jours après, je suis allée travailler dans un hôpital", a souligné la candidate à la mairie LREM de Paris.

"Nous avons toujours suivi les recommandations internationales", a assuré Jérôme Salomon

Mardi 16 juin, Jérôme Salomon, directeur de la Santé, était entendu devant la commission d'enquête parlementaire. Le spécialiste des maladies infectieuses, un des visages de la crise sanitaire avec ses points presse quotidiens, ouvrait le bal des auditions d'une commission qui n'est "ni un tribunal populaire ni un feuilleton télévisé", a répété en ouverture sa présidente Brigitte Bourguignon (LREM), également présidente de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée. Selon Jérôme Salomon, aucun pays ne pouvait "se targuer d'avoir été prêt et d'avoir parfaitement géré cette pandémie". Il a néanmoins dit vouloir "tirer toutes les leçons en toute humilité", pour se préparer à une éventuelle "deuxième vague". Avec près de 30.000 décès provoqués par le Covid-19, la France accuse le 5e bilan le plus lourd au monde.

Beaucoup de questions ont tourné autour des masques, "au coeur des interrogations de nos concitoyens et des soignants", selon Eric Ciotti, député (LR) des Alpes maritimes et rapporteur de la commission. Accusé par Jean-Christophe Lagarde (UDI) de "mensonge d'Etat" pour avoir assuré le 18 mars qu'il n'y avait "pas de sens à porter ce masque" dans la rue "pour les personnes non contaminées", le directeur général de la Santé a répondu : "Nous avons toujours suivi les recommandations internationales", notamment de l'OMS.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.