Coronavirus : 5000 masques en tissu fabriqués par jour dans les prisons françaises

Coronavirus : 5000 masques en tissu fabriqués par jour dans les prisons françaises
Photo d'illustration

, publié le jeudi 09 avril 2020 à 17h44

Toutes les activités sont suspendues dans les prisons du pays, mais certains ateliers font exception pour la fabrication de masques en tissu.

Les détenus français mettent la main à la patte pour confectionner des masques en tissu : 5.000 exemplaires sont produits chaque jour par des prisonniers français. A l'occasion, certains ateliers mis à l'arrêt depuis le début du confinement ont rouvert.

C'est le cas depuis la fin mars dans les prisons d'Arles, où étaient fabriqués à l'origine des uniformes de l'administration pénitentiaire, et Moulins-Izeure, selon Franceinfo. D'autres ont suivi, à Saint-Martin-de-Ré par exemple, ou encore à Valence ou Châteauroux. Le même phénomène a été vu dans d'autres pays, notamment à Taïwan. 


Aujourd'hui en France, 140 établissements se sont lancés dans la fabrication de masques. Des ateliers doivent encore ouvrir dans d'autres prisons françaises, dont les Baumettes à Marseille. 

Un salaire de six euros de l'heure 

Cette démarche s'inscrit dans le projet "Résilience" lancé par le gouvernement, visant à accroître d'urgence la production de masques en France. A cet effet, il a fallu aménager les espaces de travail pour garantir les distances de sécurité, et fournir du gel hydroalcoolique. 

Pour ce travail, les détenus sont payés six euros de l'heure. Beaucoup se sont portés volontaires pour cette mission. L'Agence du travail d'intérêt général et de l'insertion professionnelle des personnes placées sous main de justice espère atteindre les 6 000 masques par jour, avec l'ouverture de deux nouveaux ateliers. Au final, 80% de la production de ces masques en tissu, lavables au moins dix fois, sont destinés aux personnels des hôpitaux parisiens (AP-HP). Le reste sera utilisé par les surveillants pénitentiaires.
 

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