Coronavirus : 25.000 volontaires pour tester des vaccins avec l'Inserm

Coronavirus : 25.000 volontaires pour tester des vaccins avec l'Inserm
Une personne se faisant vacciner. (illustration)

, publié le mercredi 14 octobre 2020 à 11h09

Ils seront amenés à tester la capacité des futurs vaccins à produire une réponse immunitaire, mais également leur efficacité et leur sécurité à grande échelle.

Quelque 25.000 personnes de tous âges se sont portées volontaires en moins de 10 jours pour tester d'éventuels vaccins contre le Covid-19, a indiqué l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), mardi 13 octobre. Le recrutement continue, ont souligné les responsables du projet.

Un appel d'une telle ampleur, avec la création d'une plate-forme dédiée (intitulée "Covireivac"), est sans précédent en France.

"Nous allons toutefois continuer à mobiliser les volontaires qui le souhaitent afin d'être en mesure de recruter dans les essais à venir les personnes cibles", déclare Odile Launay, infectiologue à l'hôpital Cochin (AP-HP) à Paris et coordinatrice de Covireivac, citée dans un communiqué de l'Inserm.

Les volontaires, qui doivent être majeurs, sont invités à remplir un questionnaire de santé sur le site www.covireivac.fr, qui permettra ensuite aux chercheurs de les sélectionner selon les besoins des essais envisagés. Chaque volontaire contacté pourra alors confirmer son accord pour participer à l'essai pour lequel il aura été appelé, ou bien choisir d'y renoncer. Il est également possible qu'il ne soit jamais appelé. 



Les essais cliniques de grande ampleur envisagés en France sont de deux types, rappelle l'Inserm. Les essais de phase 2 visent à étudier finement la capacité des vaccins à produire une réponse immunitaire (immunogénicité) sur des personnes âgées, dont le système immunitaire est généralement affaibli et qui sont les plus à risque de développer des formes graves de la maladie.

Les essais de phase 3, qui étudient l'efficacité et la sécurité à grande échelle des candidats vaccins prometteurs, sont également prévus. Ces essais cliniques pourraient démarrer d'ici la fin de l'année, en fonction de l'évolution de l'épidémie en France et des discussions en cours avec les industriels en charge du développement des vaccins, ajoute l'institut. Des essais de phase 3 sont déjà en cours à l'étranger, mais aucun en France où la circulation du virus n'était pas suffisante jusqu'alors.

Pour évaluer l'efficacité, "les régions choisies seront celles où le virus circule le plus", avait expliqué la Pr Launay au moment du lancement de l'appel aux volontaires. Elle avait alors précisé que les personnes ayant déjà développé des anticorps contre le nouveau coronavirus n'étaient pas exclues des essais.  

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