Coronavirus : 21 départements classés en zone rouge

Coronavirus : 21 départements classés en zone rouge
Le Premier ministre Jean Castex, le 27 août 2020.

, publié le jeudi 27 août 2020 à 12h20

Face à une "recrudescence incontestable de l'épidémie", le Premier ministre a "tiré le signal d'alarme". "Cela ne signifie pas que nous sommes dans une situation grave mais c'est maintenant qu'il faut intervenir", a-t-il ajouté.

"L'épidémie regagne du terrain", a prévenu le Premier ministre Jean Castex jeudi 27 août lors d'une conférence de presse.

Désormais, 21 départements sont classés en zone rouge, c'est-à-dire qu'ils connaissent une circulation active du virus. Il n'était que deux auparavant : Paris et les Bouches-du-Rhône. 



Il y a une "recrudescence incontestable de l'épidémie" avec "39 cas positifs pour 100.000, quatre fois plus qu'il y a un mois", a précisé le chef de gouvernement. "Le taux de reproduction du virus se situe au-dessus de 1. Nous étions redescendus à 0,7 en mai. Nous sommes remontés à 1,4", et "la positivité augmente pour toutes les tranches d'âge", a-t-il poursuivi. "Le nombre d'hospitalisations commence doucement mais sûrement à remonter. Plus de 800 patients Covid sont admis à l'hôpital par semaine en ce moment, contre 500 il y a 6 semaines", a encore précisé Jean Castex. 

"Tirer le signal d'alarme, cela ne signifie pas que nous sommes dans une situation grave (...) Mais c'est maintenant qu'il faut intervenir", a déclaré le Premier ministre. "Notre objectif, c'est de tout faire pour éviter un reconfinement surtout généralisé", comme au printemps, a-t-il ajouté. "Cet objectif est à notre portée collective pour peu que nous soyons tous mobilisés et responsables", a-t-il estimé. 


Face au virus, la "première arme" reste la prévention, a-t-il insisté. "Elle concerne et s'adresse à tous mais nous la devons en premier lieu aux personnes les plus vulnérables", a-t-il expliqué. "Evitons que papi et mamie aillent chercher les enfants à l'école", a-t-il précisé. Le Premier ministre a également encouragé les Français à respecter les gestes barrières et à faire attention dans la vie quotidienne : "porter un masque", "se tenir à distance des autres", "éviter autant que possible les fêtes familiales" et à "respecter les gestes barrières même lorsqu'on est en famille chez nous".



Deuxième arme face à l'épidémie : "casser les chaînes de transmission", en dépistant systématiquement au moindre doute. La troisième arme est "l'approche territoriale", a poursuivi le chef du gouvernement. "J'ai souhaité que le risque épidémique soient pilotés au plus près du terrain, avec une stratégie graduée. L'illustration la plus nette de cette stratégie est celle que nous avons employé en Mayenne", a-t-il souligné. 

 

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