Coq tué pour avoir chanté : une pétition réclame "justice"

Coq tué pour avoir chanté : une pétition réclame "justice"
Le coq Maurice de l'Île d'Oléron, qui avait été très médiatisé après une plainte de voisins se plaignant de ses chants.

, publié le lundi 17 août 2020 à 17h32

Près de 75.000 signatures ont été recueillis pour réclamer justice, quelques mois après qu'un homme ait tué le coq de son voisin au motif qu'il chantait. Les signataires entendent défendre le mode de vie campagnard, un an après l'affaire du coq Marcel.

Après le coq Maurice, c'est le coq Marcel qui fait l'actualité. Une pétition réclamant "justice pour le coq Marcel" a récolté plus de 74.000 signatures à l'initiative d'un habitant du village de Vinzieux (Ardèche), dont le coq a été tué en mai dernier par un voisin.



"Nous avons été profondément choqués par ce drame", a rapporté à l'AFP Sébastien Verney, habitant de cette petite commune ardéchoise de 450 âmes, où le gallinacé a été tué d'un coup de feu par un voisin exaspéré par ses chants. Le suspect a reconnu les faits et sera jugé début décembre par le tribunal de Privas.

"Le mode de vie à la campagne est de plus en plus atteint par des comportements qui ne sont pas punis", observe Sébastien Verney, rappelant le combat judiciaire mené l'été dernier autour du coq Maurice sur l'île d'Oléron (Charente-Maritime).

Proposition de loi sur le patrimoine sensoriel

Après ce qu'il a dénoncé comme un "acte barbare", le propriétaire de Marcel a créé une page Facebook qui a recueilli de nombreux témoignages et marques de soutien, incitant ce dernier à lancer la pétition "Justice pour le coq Marcel", afin de "sensibiliser et d'apaiser les campagnes". Elle a, à ce jour, mobilisé 74.490 signataires.

Le conflit autour du coq Maurice avait incité l'Assemblée nationale à voter en janvier une proposition de loi introduisant la notion de "patrimoine sensoriel" des campagnes dans le droit français. Elle doit prochainement être présentée aux sénateurs.

A Vinzieux, si Marcel n'est plus, sa descendance est assurée et cinq poussins sont prêts à reprendre le flambeau, selon leur propriétaire.
 

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