Convoqué par la justice, Jean-Luc Mélenchon dénonce un "abus de pouvoir" de la part du gouvernement

Convoqué par la justice, Jean-Luc Mélenchon dénonce un "abus de pouvoir" de la part du gouvernement
Jean-Luc Mélenchon le 2 février 2019 à Marseille
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Orange avec AFP-Services, publié le samedi 02 mars 2019 à 17h13

Le parquet de Bobigny a annoncé avoir convoqué le leader de la France insoumise ainsi que plusieurs cadres de son parti, dans le cadre de l'enquête ouverte pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique".

Jean-Luc Mélenchon a qualifié samedi 2 février "d'abus de pouvoir" d'un régime "autoritaire qui a décidé de (lui) pourrir la vie" sa convocation en justice pour s'expliquer après des perquisitions mouvementées.

"Ça va être comme ça jusqu'au moment où ils me mettront en prison, ou bien ils décideront que je suis inéligible. Ils font ça dans tous les pays, alors pourquoi pas ici. Macron est une sorte de pointe avancée des trouvailles autoritaristes des libéraux", a déclaré le député de Marseille, convoqué la semaine prochaine.

"Tout ça n'a rien à voir avec la justice"

Le parquet de Bobigny a annoncé vendredi soir avoir convoqué M. Mélenchon ainsi que plusieurs cadres de son parti, dans le cadre de l'enquête ouverte pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique".

Ces investigations portent sur les accrochages qui ont émaillé les perquisitions visant son domicile et le siège de la France insoumise (LFI) en octobre 2018.

"Tout ça n'a rien à voir avec la justice. C'est un abus de pouvoir, ça fait partie des mesures autoritaires d'un régime qui est lui-même autoritaire et a décidé de me pourrir la vie en me convoquant à intervalles réguliers sous un prétexte ou un autre", a-t-il dénoncé en marge d'une avant-première à Marseille de "J'veux du soleil !", le documentaire de son collègue LFI de l'Assemblée François Ruffin.

Une "dictature"

"Ca va être à répétition, chaque fois qu'on va s'approcher d'une élection. Chaque semaine il y a quelque chose. La semaine dernière, j'étais un antisémite, cette semaine un repris de justice, la semaine prochaine il y aura autre chose".

Avant la projection, le leader de la France insoumise est brièvement revenu sur la mobilisation des gilets jaunes, estimant la réaction du gouvernement digne d'une "dictature". "Seize semaines d'insurrection dans un pays avancé, c'est un fait absolument et radicalement nouveau", a-t-il salué, s'attendant à "un très gros évènement" le 16 mars, date citée par de nombreux gilets jaunes pour intensifier leur mouvement.

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