Consul de France à Los Angeles : Philippe Besson reporte son arrivée

Consul de France à Los Angeles : Philippe Besson reporte son arrivée
Philippe Besson à Paris, le 30 mai 2017.

, publié le mardi 25 septembre 2018 à 09h50

Sa désignation comme consul de France à Los Angeles, annoncée cet été, avait été vivement critiquée à cause de sa proximité avec le couple Macron.

C'est l'un des postes les plus convoités de la diplomatie française.

Nommé consul de France à Los Angeles (Etats-Unis) en août dernier, l'écrivain Philippe Besson a décidé de reporter son arrivée en Californie, a annoncé sa maison d'édition Julliard, lundi 24 septembre, confirmant une information de RTL.



Selon la radio, l'écrivain préfère attendre que tous les recours soient examinés avant de traverser l'Atlantique et de prendre son poste de consul.

La nomination "à la décision du gouvernement" pour 22 postes de consuls généraux

Lors de l'annonce de la nomination de Philippe Besson, en août, la CFDT du ministère des Affaires étrangères avait annoncé qu'elle allait demander l'annulation devant le Conseil d'Etat du décret publié le 4 août, qui avait ajouté 22 postes de consuls généraux parmi les emplois dont la nomination est "à la décision du gouvernement".

Si le consul général de Los Angeles fait parti des postes concernés par le décret, y figure aussi ceux de Barcelone, Bombay, Boston, Le Cap, Djeddah, Dubaï, Édimbourg, Erbil, Francfort, Hong Kong, Istanbul, Jérusalem, Kyoto, Marrakech, Milan, Munich, Québec, Saint-Pétersbourg, Sao Paulo, Shanghaï et Sydney.

Le chef de l'Etat nie "tout copinage pour services rendus"

De son côté, Emmanuel Macron avait pris la parole quelques jours après l'annonce, rejetant "tout copinage pour services rendus". Sa désignation comme consul de France à Los Angeles, annoncée cet été, avait été vivement critiquée à cause de sa proximité avec le couple Macron.

En 2017, l'écrivain avait publié un livre élogieux, intitulé "Un personnage de roman", sur les coulisses de la campagne présidentielle de l'actuel chef de l'Etat. Si une partie de la classe politique avait dénoncée sa nomination, elle avait été saluée par le diplomate Jean-Christophe Rufin, qui avait déclaré espérer "qu'il y en aura d'autres dans le même registre".

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