Consommation : les fruits pourraient coûter très cher cet été

Consommation : les fruits pourraient coûter très cher cet été©Panoramic

publié le dimanche 11 avril 2021 à 11h24

En raison des gelées nocturnes de ces derniers jours, les producteurs français craignent d'avoir très peu de fruits à vendre cet été. Les prix pourraient flamber.

L'année s'annonce catastrophique pour la filière.

Dans la Drôme et en Ardèche, le gel a détruit 95% des fleurs d'abricots. Les autres régions et productions n'ont pas été épargnées par cet épisode parmi les pires des dernières décennies, estime LCI. Les efforts fournis lors des nuits passées à tenter de protéger les bourgeons et fleurs à l'aide d'énormes bougies notamment pourraient avoir été vains. État, région, département, "tout le monde devra mettre la main à la poche, si on veut pouvoir redémarrer l'année prochaine", commente un arboriculteur.



Si le Premier ministre a promis le soutien de l'État au travers d'enveloppes exceptionnelles, samedi 10 avril, son aide ne changera rien à la quantité de fruits à venir. Les consommateurs risquent de payer le prix fort. Et le président des Jeunes agriculteurs, Samuel Vandaele, ne s'en est pas caché, samedi sur Europe 1, expliquant que la rareté va se répercuter sur les tarifs.

Les prix devront rester compétitifs

Si la production d'abricots est condamnée, les producteurs de pommes et de poires espèrent "une possibilité de floraison importante, mais on ne le saura que plus tard", confirme au Parisien Daniel Sauvaitre, dimanche 11 avril. L'agriculteur est président de l'Association nationale pommes poires (ANPP), mais aussi secrétaire général de l'Interfel, association interprofessionnelle nationale agricole de la filière des fruits et légumes frais.

Selon leur production, les arboriculteurs craignent que les consommateurs boudent les fruits français pour se tourner vers des denrées importées moins onéreuses, comme les cerises turques. "Dans l'Hexagone, les produits made in France sont déjà plus chers que les produits importés et s'il y a trop de différence, ça ne se vendra pas", explique au quotidien un distributeur. Les producteurs hexagonaux seraient alors doublement pénalisés. Pas sûr, en effet, que les acheteurs soient prêts à payer 7 € pour un kilo d'abricots.

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