Confinement : "pédagogie" et "dialogue" avant tout, selon les commissaires de police

Confinement : "pédagogie" et "dialogue" avant tout, selon les commissaires de police
Des contrôles de police à Paris, le 17 mars 2020.

, publié le mardi 17 mars 2020 à 13h50

Depuis mardi 17 mars à midi, les Français sont officiellement tenus de rester chez eux, sauf cas exceptionnels. Pour s'assurer que les citoyens respectent ces mesures de confinement, la police est déployée à des points de contrôle fixe, mais également mobiles.

Sur franceinfo, le secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale, David Le Bars, estime que les forces de l'ordre devront d'abord faire preuve de pédagogie. Avant d'ouvrir le volet répressif, si besoin.


"Il va falloir faire preuve de fermeté mais surtout dans un premier temps de conviction et de pédagogie, explique-t-il. On a un rôle ingrat dans cette situation majeure de santé publique. Il y a le volet répressif, mais je crois qu'avant tout ça va être une question de pédagogie et de dialogue avec la population pour que chacun comprenne les risques."

Pas assez de masques

"Le volet répressif sera mis en œuvre seulement si on se retrouve face à des récalcitrants, avance le commissaire. Il faudra vite voir ce que le gouvernement met à notre disposition. L'aspect répressif, est à appliquer quand les gens ne veulent rien savoir. Il faut que ce soit dissuasif, 38 euros ça va être insuffisant pour ceux qui ne veulent rien savoir."

Par ailleurs, David Le Bars note que les policiers qui seront amenés à réaliser ces contrôles ne disposent pas de masques. "C'est encore une difficulté, note-t-il. On n'a pas au niveau des forces de l'ordre, les moyens nécessaires. (...) On sait aujourd'hui qu'il n'y aura pas forcément le nombre de masques nécessaires."

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