Confinement : comme il y a "toujours de bonnes raisons de sortir", un maire interdit de s'éloigner à plus de 10 m de chez soi

Confinement : comme il y a "toujours de bonnes raisons de sortir", un maire interdit de s'éloigner à plus de 10 m de chez soi
Un homme marche seul sur le front de mer d'une ville de l'ouest de la France durant le confinement, le 27 mars 2020.
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, publié le samedi 28 mars 2020 à 09h40

Dans le Var, le maire de Sanary-sur-Mer avait déjà limité la distance maximale autorisée pour les sorties à 200 mètres. Seule exception : faire ses courses, à condition de faire des achats groupés. 

Le maire de Sanary-sur-Mer (Var) serre la vis à ses administrés.

Pour lutter contre le Covid-19, Ferdinand Bernhard a pris un nouvel arrêté municipal : dès lundi, Sanaryens et des Sanaryennes ne pourront plus s'éloigner à plus de 10 mètres de chez eux. "Ca limite les sorties à leur plus simple expression", a expliqué l'élu. "C'est interdit le jogging, comme de promener son chien", insiste Ferdinand Bernhard, qui avait déjà fermé les marchés "depuis belle lurette". "Sinon tout le monde a toujours de bonnes raisons de sortir", fait-il remarquer. 



Dans la lutte contre le nouveau coronavirus, le maire de cette commune du littoral varois a décidé de frapper fort. "Le gouvernement, il est un peu compliqué à suivre", estime Ferdinand Bernhard, pour qui les seules sorties autorisées sont donc d'aller faire ses courses. A condition bien sûr de faire des achats groupés : "Pas question de sortir pour aller uniquement acheter le journal, puis de ressortir pour une carotte et ensuite pour une baguette !", précise bien l'élu qui avait déjà interdit toute sortie à plus de 200 mètres de chez soi. 

Ce nouvel arrêté sera appliqué par les 12 policiers municipaux, mais à partir de lundi seulement. "Jusque-là nous serons dans la pédagogie, mais ensuite nous n'aurons aucun état d'âme", précise le maire, qui vient d'entamer son 6e mandat après avoir été réélu dès le premier tour aux municipales, le 15 mars. "Le confinement est respecté par 99,5% des gens dans la commune, mais il reste une bande de récalcitrants qui risquent de propager la contamination, c'est eux que nous visons", a insisté Ferdinand Bernhard. En cas de violation de cet arrêté, l'amende sera de 135 euros, "le tarif du gouvernement". Toute la recette sera reversée "aux soignants des hôpitaux : nous ne sommes pas là pour faire du fric, juste pour sauver des vies", explique l'élu. 


Ces nouvelles consignes ont été transmises directement à quelque 5.000 habitants de la commune, via une vidéo envoyée par courriel. "Vu la crise que nous traversons, le RGPD, on a dépassé ces histoires là", se défend-il, au sujet du Règlement européen sur la protection des données des citoyens. Et ces images ont également été diffusées sur le site internet de la ville et via Facebook.
 

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