Condamnée à huit ans de prison, Maeva, conseillère de candidates au jihad, fait appel

Condamnée à huit ans de prison, Maeva, conseillère de candidates au jihad, fait appel
Croquis d'audience réalisé le 23 mars 2018 lors du procès de Maeva Sola à Paris, condamnée à huit ans de prison pour avoir conseillé depuis la Syrie des candidates au jihad

AFP, publié le lundi 26 mars 2018 à 15h05

Condamnée vendredi soir à huit ans de prison pour avoir conseillé depuis la Syrie des candidates au jihad, Maeva Sola, une Française de 24 ans, va faire appel, a-t-on appris lundi de son avocat.

Jugée pour association de malfaiteurs à visée terroriste, la jeune femme a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à la lourde peine de huit ans d'emprisonnement assortis d'une période de sûreté des deux tiers, alors que le procureur en avait requis six.

Une peine d'une "sévérité excessive, qui répond plus à un désir de vengeance qu'un besoin de rendre justice", a estimé son avocat, Me Bruno Vinay, interrogé par l'AFP.

Le tribunal a estimé que Maeva Sola est restée de façon "parfaitement consciente" en Syrie de mai 2014 à juillet 2015 et qu'elle a "pris part" à l'organisation Etat islamique à sa manière. "Votre combat passait par les réseaux sociaux, par le fait de donner des conseils", avait expliqué la présidente.

Cette jeune convertie à l'enfance difficile, originaire du Sud de la France, a reconnu avoir "conseillé" depuis la Syrie de nombreuses jeunes femmes candidates au jihad, en leur expliquant par exemple l'itinéraire à suivre, la tenue à porter ou en leur communiquant les coordonnées d'un passeur.

Elle s'est en revanche défendue d'avoir joué le rôle de "recruteuse d'épouses", que lui impute le parquet, et a nié farouchement des accusations plus graves encore: avoir incité, via les réseaux sociaux, des mineures à commettre un attentat en France, à défaut de pouvoir partir en Syrie.

Souffrante, et selon ses dires, éloignée de son époux, elle avait quitté la Syrie en juillet 2015 via la Turquie.

Le tribunal avait aussi exprimé son inquiétude s'agissant de son "évolution", en raison d'un projet de mariage, en prison, avec un homme condamné à huit ans d'emprisonnement pour sa participation à la filière jihadiste de Strasbourg, Radouane Taher. Maeva Sola avait été réincarcérée en janvier alors qu'elle s'apprêtait à l'épouser civilement.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
57 commentaires - Condamnée à huit ans de prison, Maeva, conseillère de candidates au jihad, fait appel
  • qu'elle reste croupir au fond de sa cellule

  • appel recevable ??? si oui nous marchons sur la tete

  • Huit + quinze en appel = 23ans

  • et ca n'a peur de rien 20ans de taule mais pas en france direction la syrie pays qu'elle adore pour y avoir vecue

  • j'espère qu'elle prendra plus en appel