Condamné à deux mois de prison ferme pour avoir violé à répétition le confinement

Condamné à deux mois de prison ferme pour avoir violé à répétition le confinement
Deux policiers vérifient l'attestation de sortie d'un homme, le 31 mars 2020 à Mulhouse.

, publié le mercredi 01 avril 2020 à 12h31

Le tribunal de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) a condamné à deux mois de prison ferme un jeune homme de 20 ans qui a commis "huit violations du confinement" entre le 25 et le 30 mars.

Violer les mesures de confinement mises en place par le gouvernement pour tenter d'endiguer la propagation de coronavirus peut coûter cher. Le non-respect des mesures est passible d'une amende de 135 euros, qui peut grimper à 200 euros en cas de récidive dans les 15 jours.

Si quatre violations sont relevées dans les 30 jours, il s'agit alors d'un délit punissable de 6 mois de prison et 3.750 euros d'amende.




Un Calaisien de 20 ans a notamment été condamné à deux mois de prison ferme pour avoir violé à répétition le confinement, indique mercredi 1er avril le parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Le mis en cause, un jeune homme "très connu des services de  la police et de la justice" a commis "huit violations du confinement" entre le 25 et le 30 mars, a précisé le parquet à l'AFP. Il a été incarcéré à la maison d'arrêt de Longuenesse. 

D'autres condamnations pour violation du confinement ont été prononcées ces derniers jours. Mardi, un récidiviste a été condamné à Grenoble à deux mois de détention à domicile sous bracelet électronique, nouveau type de peine qui s'appliquera "après la fin du confinement. "Il sera en quelque sorte confiné après le confinement", a résumé à l'AFP le procureur de la République à Grenoble, Eric Vaillant. Si ce contrevenant était "à nouveau contrôlé malgré son passage devant le tribunal aujourd'hui, il sera à nouveau poursuivi et le parquet demandera de l'emprisonnement ferme avec placement en détention", a-t-il précisé. 

À Paris, un homme de 22 ans a été condamné mardi à 105 heures de travaux d'intérêt général (TIG) après avoir été placé en garde à vue à son sixième contrôle pour non-respect du confinement.

Le ministre de l'Intérieur a indiqué mercredi que 5,8 millions de contrôles ont été réalisés et 359.000 procès verbaux dressés depuis le début du confinement.

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