Collomb "condamne avec la plus grande fermeté" les violences urbaines à Nantes

Collomb "condamne avec la plus grande fermeté" les violences urbaines à Nantes
Le ministre de l'Intérieur Gerard Collomb à l'Assemblée nationale le 3 juillet 2018 à Paris

AFP, publié le mercredi 04 juillet 2018 à 11h04

Gérard Collomb a condamné mercredi "avec la plus grande fermeté" les violences urbaines et les dégradations survenues dans plusieurs quartiers de Nantes, après la mort d'un jeune homme tué par un policier mardi soir.

Le ministre de l'Intérieur s'associe "aux appels au calme formulés ce matin par les élus et responsables locaux", a-t-il affirmé dans un communiqué. "Tous les moyens nécessaires sont actuellement mobilisés, et le seront le temps qu'il faudra, pour apaiser la situation et prévenir tout nouvel incident", a-t-il assuré lors d'un entretien avec la maire de Nantes Johanna Rolland.

"Il appartient à la justice, et à la justice seule, de faire toute la lumière sur les circonstances qui ont conduit au décès d'un automobiliste à la suite d'un contrôle de police", a ajouté le ministre. La "police des polices" a été saisie. 

Le ministère rappelle que le quartier du Breil, où est survenu le drame, faisait l'objet d'un dispositif de sécurisation renforcée à la suite de plusieurs incidents violents survenus le 28 juin. 

Les quartiers Malakoff et Dervallières, où les violences se sont propagées pendant la nuit, ont été retenus pour être des "quartiers de reconquête républicaine" (et bénéficier à ce titre de moyens supplémentaires donnés aux forces de l'ordre) dès septembre prochain, dans le cadre de la police de sécurité du quotidien (PSQ), a rappelé le ministre de l'Intérieur.

Un jeune homme de 22 ans est mort mardi soir à Nantes après avoir été touché par balle par un policier lors d'un contrôle, un décès provoquant des émeutes dans trois quartiers sensibles.

Le syndicat de gardiens de la paix Alliance a regretté la mort "toujours dramatique" d'un homme, mais a apporté son "total soutien aux policiers intervenants".

Dans un communiqué, il a dénoncé "cet embrasement orchestré par la voyoucratie locale qui a pris la mort du jeune homme comme simple prétexte au passage à l'insurrection".

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU