Collision de Millas: reconstitution et point du procureur sur l'enquête

Chargement en cours
 Les gendarmes reconstituent la collision entre un car scolaire et un train régional à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, le 19 décembre 2017

Les gendarmes reconstituent la collision entre un car scolaire et un train régional à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, le 19 décembre 2017

1/2
© AFP, COR
A lire aussi

AFP, publié le mardi 19 décembre 2017 à 13h55

L'enquête sur la terrible collision entre un car scolaire et un train régional, qui a fait six morts jeudi à Millas (Pyrénées-Orientales), s'accélère: une reconstitution a eu lieu mardi pour déterminer le champ de vision de la conductrice de l'autocar et le procureur fait un point sur les investigations.

Défaillance technique ou erreur humaine: les enquêteurs tentent de savoir si les barrières du passage à niveau étaient ouvertes ou fermées mais les témoignages divergent fortement. Le bilan s'est alourdi à six collégiens tués, après la mort lundi d'un blessé grave. Le pronostic vital est toujours engagé pour cinq enfants. 

Un car de l'entreprise Faur, identique à celui impliqué dans l'accident, a emprunté à plusieurs reprises le chemin parcouru jeudi après-midi par la conductrice, en traversant la voie ferrée. Aucun train n'était présent sur place. Des gendarmes ont barré la route, maintenant les journalistes à distance.

Plusieurs enquêteurs avaient pris place dans le car, avec notamment une caméra pour reconstituer le champ de vision de la conductrice, elle-même blessée, au moment de l'accident. Un drone a réalisé également des prises de vue. La reconstitution a débuté vers 10H00 et s'est achevée vers 11H30.

Le passage à niveau se situe à une dizaine de mètres d'un virage très serré. "La configuration des lieux exclut une vitesse excessive du (car) scolaire", avait indiqué vendredi soir le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux, en charge des investigations. L'examen des disques enregistreurs a montré qu'il circulait à 12 km/h.

La vitesse du TER était de 75 km/h sur un tronçon où la vitesse maximale autorisée était de 100 km/h, selon le procureur.

-'coupé en deux'-

La conductrice du car, une quadragénaire mère de famille, a assuré que les barrières étaient "levées" lors de sa traversée des voies à Millas le 14 décembre à 16H03. Elle avait à bord 23 enfants du collège Christian Bourquin de Millas, située à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Perpignan.

Sous la violence du choc, l'autocar avait été littéralement coupé en deux, une "véritable scène de guerre" selon les autorités. Il s'agit d'un des accidents les plus graves impliquant un transport d'enfants depuis le drame de Beaune (Côte-d'Or) en 1982 (53 morts dont 44 enfants).

En revanche, le conducteur du train affirme que ces barrières étaient fermées. La SNCF a déclaré de son côté que le passage à niveau n°25 "fonctionnait normalement" au moment de l'accident.

Les enquêteurs ont recueilli des "éléments matériels" sur la scène de l'accident, notamment "le bloc d'articulation de la barrière", tendant à montrer que celle-ci était fermée, a souligné samedi le procureur.

"Nous devons bien évidemment expertiser cet élément pour déterminer si c'est un fonctionnement qui est normal, ou au contraire si c'est la résultante de l'accident", avait-il dit avec prudence.

Le procureur de Marseille tiendra mardi à 15H00 au TGI de Perpignan une réunion d'information, fermée à la presse, pour faire le point avec les familles de victimes sur les investigations en cours et le déroulement de l'enquête. 

Elle sera suivie d'un point de presse du magistrat à 16H30 au centre d'art contemporain Walter Benjamin à Perpignan. 

 
61 commentaires - Collision de Millas: reconstitution et point du procureur sur l'enquête
  • Quoi mon œil ? Qu’est ce qu’il a mon œil ?

    Docteur, j’ai vu de mes propres yeux sur des photos une courbe à 45°, à 10m du passage à niveau.

    C’est normal.

    Mon ami du 66 a vu aussi la même chose
    .
    C’est normal.

    Sur les photos, il y a la courbe à 45°, des gendarmes, un panneau routier triangulaire avec l’inscription 100m, le passage à niveau, le car accidenté et encore plus loin la locomotive, c’est beaucoup quand même !

    Tout est bien normal ; il n’a rien votre œil… C’est zoomé.

    Zoomé ?... ou zoomé zoomé ?

    Oui, vraiment zoomé zoomé de loin. Rien de grave, pas de stress. Il suffit de dézoomer et vous verrez, en un clin d’œil, la courbe se rapprocher des 10°, les 10m devenir 100m, les rails se redresser tout seuls ...

    C’est magique, si vous dézoomez encore plus, le Canigou s’élèvera et la terre apparaitra ronde.

    Merci docteur, c’est fabuleux, je vous dois ?

    La vérité simplement, cette fois c’est à l’œil, c’est cadeau.

    Trop fort ce docteur et père noël en plus, ça tombe à pic, je vais lui commander le zoom.

    C’est encore bien vrai « Chacun voit bien ce qu’il veut bien voir »

  • donc barrieres baissées ,la conductrice ,a fait slalomer le car ,pour passer entre les barriéres !! compte tenu de la longueur du car ,cela semble improbable sans abimée ,une barriere ! que le car soit passé ,au moment ou celles ci commençaient à se fermer ,cela semble plus logique !!il faudrait savoir ,du moment ou les barriéres se baissent ,le train arrive combien de temps aprés ! barrieres lévées ,je suppose que la conductrice a vérifieé pouvoir engagér le car en toute sécurité, celui ci à t'il eu un probléme ,sur la voie férrée

  • Reconstitution: normalement ça implique les deux engins, et non pas un seul. Mais bon, inutile de montrer que le champ de visibilité du conducteur de train est nul, vu la voie en courbe à 45 degrés, à 10 mètres du PN.

    Bien d'accord avec vous. Mais comme me l'a fait remarquer Mitchel8703, les conducteurs de trains ont des yeux partout , même en dehors de la cabine...

    Bon admettons…
    Comme le raconte un humoriste dans l’histoire de la chauve- souris enragée.
    A part l’ascension du Canigou (très belle vue au sommet), je connais très peu le 66 et certainement moins que vous.
    Bon admettons.
    Ce matin, comme tout les jours, j’ai vu la terre plate (sauf au Canigou ! et un peu ailleurs aussi).Beaucoup disent quelle est en fait bien ronde.
    Bon admettons que je me trompe. Passons à vos affirmations :
    Une courbe (j'ai lu aussi un virage) de 45° à 10 mètres du passage niveau(PN) ? J’avoue que j’ai beaucoup de mal à la voir et à y croire.
    Par contre, 200 m après la gare de Millas en direction de Perpignan, je vois une ligne droite d’environ 600 m avec un pont sur l’El Bolés puis effectivement une légère courbe avec un très grand rayon à plus de 120 m du PN.A partir du PN il y a nouveau une nouvelle ligne droite sur laquelle le train s’est arrété.Selon ma vision très approximative, l’angle entre ces 2 lignes droites est (avec une marge d’erreur) plus proche de 10° que de 45°.
    Bon admettons que j’ai du mal à lever les paupières et que je me trompe encore.
    Si à une distance comprise entre 100 et 10 m en amont du PN on ne voit pas sur une largueur de moins de 15m (la distance entre les 2 demi- barrières est plus proche à mon avis de 12 que de 15 m , il y a sans être un grand spécialiste beaucoup de soucis à se faire pour la sécurité.
    Bon admettons que je n’ai pas le compas dans l’œil et que je me trompe une fois de plus.
    Une question me taraude alors les neurones: -Sachant d’un part, qu’un conducteur de train qui conduit à vue (comme sur la route) est je crois chargé principalement d’observer de loin et de près la signalisation latérale et de détecter tout obstacle,…
    -Sachant d’autre part aux dires des spécialistes, qu’un train mets plusieurs centaines de mètres pour s’arrêter à 100km/h (vitesse limite indiquée par le procureur sur cette ligne).
    - Sachant aussi qu’un conducteur est en première ligne en cas de collision frontale (certains y ont laissé aussi leur vie). Croyez- vous que si son champ de vision était aussi limité que vous l’affirmez, il n’y réfléchirait pas à 2 fois avant de monter dans sa cabine(ou dans sa propre voiture) ?
    Un autre humoriste disait « c’est au pied du mur que l’on voit le mieux le mur» .IL aurait pu ajouter « il vaut mieux le voir avant d’y arriver dessus ».
    Je ne pense pas que c’est en raillant, en jetant un discrédit général à la hussarde sur des conducteurs de trains, de cars ou d’autres professions que la situation évoluera dans le bon sens.
    La recherche impartiale des causes réelles de ce drame et surtout la mise en œuvre de mesures complémentaires pour améliorer la sécurité me parait préférable. J’espère que vous serez au moins d’accord sur ce point.
    Bon noël.

  • Si certains ont VU la barrière baissée c'est que le car ne l'avait pas cassée. Or si elle n'était pas cassée c'est qu'elle n'était pas baissée car le car ne pouvait passer en biais (impact, présence d'un séparateur sur la chaussée).
    Je crains qu'on nous balade ; cette histoire de drone par exemple n'a pas de sens, il suffit de disposer une caméra à bonne hauteur, par exemple justement dans le car identique réquisitionné.

  • C'est vraiment triste pensons aux enfants victimes et à leur famille. Le Procureur n'est même pas sûr sur ce qui c'est passé. Dans
    ma ville il y a un passage à niveau. Avant que le train arrive çà sonne depuis un moment une minute ou deux et les voitures ont le temps de s'arrêter.
    A Millas est ce le TER arrivé en même temps que le Car qui traversait . Il y avait un petit retard sur la fermeture de la barrière . Si la barrière était fermée il y aurait eu des morceaux ou des éclats éparpillés sur plusieurs mètres. C'est vraiment très difficile . Une collégienne assise devant disait que la barrière était levée. D'autres passants disaient non. A qui croire ?.

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]