Christophe Castaner, "fier" des forces de l'ordre, se veut leur "premier défenseur"

Christophe Castaner, "fier" des forces de l'ordre, se veut leur "premier défenseur"
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

, publié le mardi 16 juin 2020 à 17h33

Le ministre veut défendre les forces de l'ordre "contre tous ceux qui les ont salies en les accusant d'être des milices, des barbares". 


Face à la colère des policiers, Christophe Castaner a souhaité leur adresser un message lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. 

Ainsi a-t-il salué le "travail exceptionnel" des forces de l'ordre qui "dans des conditions difficiles, subissent des menaces, des répressions", en rappelant l'assassinat d'un couple de fonctionnaires de la police, il y a quatre ans à Magnanville, par un homme se revendiquant de l'Etat islamique. "Il y a quatre ans, ils ont été assassinés parce que policiers", a insisté le ministre.


En réponse à la députée UDI, Sophie Auconie, Christophe Castaner a fait valoir qu'il avait "porté un budget d'action depuis trois ans d'un milliard de crédits supplémentaires mobilisé pour la sécurité intérieure".

"Depuis 2017, 10.000 policiers et gendarmes ont été recrutés", a-t-il détaillé, en relevant aussi qu'il s'était attaqué au problème du "paiement des heures supplémentaires" des policiers "dont certaines étaient dues depuis 2007".

Le ministre a jugé en outre "essentiel" la mise en place d'un "plan de globalisation des caméras piéton, nouvelle génération" pour les policiers. Au député LR, Maxime Minot, qui lui reprochait de ne pas défendre la police, il s'est agacé: "Je n'ai jamais cessé de les défendre. Je n'accepte pas que l'on insinue que j'aurais pu abandonner à un quelconque moment nos forces de l'ordre, moi qui étais depuis 20 mois, chaque jour, chaque nuit à leurs côtés".


"J'ai été chaque fois à leurs côtés, chaque fois qu'ils ont été blessés, insultés, stigmatisés", a conclu Christophe Castaner.

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