Chevaux mutilés : cette conclusion des enquêteurs qui suscite l'ire des éleveurs

Chevaux mutilés : cette conclusion des enquêteurs qui suscite l'ire des éleveurs©Panoramic

publié le dimanche 06 décembre 2020 à 16h04

Sur les 460 mutilations parfois mortelles avérées, les gendarmes n'ont attribué que 84 d'entre elles à des agissements humains, indique Le Figaro. Un chiffre qui a engendré une vague de colère du côté des éleveurs.

Ils n'y croient pas.

Un temps stupéfaits, les éleveurs de chevaux sont en colère. Mobilisés aux quatre coins de France, les enquêteurs de la gendarmerie ont conclu que seulement 84 des 460 cas de mutilations recensés par l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) avaient été causés par des humains, rapporte Le Figaro, dimanche 6 décembre.


"20% des violences constatées peuvent être imputées à la main de l'homme", confirme le ministère de l'Intérieur au quotidien. Les 80% restants peuvent être attribués à des bêtes sauvages, voire au cheval lui-même. "Les dernières expertises ont permis d'éliminer la piste d'une intervention humaine. À chaque fois, nos enquêtes ont conclu à des blessures accidentelles ou à des attaques d'animaux sauvages", explique à Ouest-France le commandant Olivier Maldant de la compagnie de gendarmerie de Vitré. Selon lui, en Ille-et-Vilaine, aucun humain n'est responsable des blessures sur lesquelles ses hommes ont enquêté.

"C'est impossible"

Face à ces conclusions, les éleveurs ne cachent pas leur colère. "Vous pensez que ce sont des blaireaux ? Une coupure si nette et si cruelle ? C'est impossible", s'emporte un propriétaire d'équidés dans les Pays de la Loire interrogé par Le Figaro. Une autre propriétaire "n'y croit pas". Pour elle, "c'est impossible". "Des cinglés, il y en a toujours eu et il y en aura toujours", lâche une éleveuse, qui continuera de veiller sur ses six équidés. 

Si le nombre d'actes malveillants semble avoir diminué depuis la fin du mois de septembre, ils ne se sont pas éteints. Le 2 décembre près de Niort une jument a été retrouvée vivante, mais mutilée au niveau de son appareil génital. Et dimanche 6 décembre, une tête de cheval a été retrouvée dans la Sarthe, note Ouest-France. 

"Déviances sexuelles"

Si le nombre d'actes malveillants semble avoir diminué depuis la fin du mois de septembre, ils ne se sont pas éteints. "Il s'agit principalement de déviances sexuelles avec des actes de zoophilie", précise le ministère de l'Intérieur au Figaro.

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