Cher : ce Poilu fusillé en 1914 à qui l'on veut rendre les honneurs

Cher : ce Poilu fusillé en 1914 à qui l'on veut rendre les honneurs©Capture Google Street View

6Medias, publié le mardi 27 mars 2018 à 20h00

L'Association nationale des Anciens combattants du Cher milite pour l'inscription d'un poilu fusillé pour l'exemple sur le monument aux morts de la commune. Elle réfute le fait qu'il ait déserté, raconte France Bleu.

Déserteur ou pas déserteur ? La question est au centre de toutes les préoccupations à Saint-Florent-sur-Cher, dans le Cher.

En effet, selon France Bleu, l'Association nationale des Anciens Combattants de la Résistance et Amis de la Résistance du Cher demande à ce que le poilu Auguste Ponroy soit inscrit sur le monument aux morts de la ville. En effet, le 21 novembre 1914, alors âgé de 23 ans, Auguste Ponroy est condamné à mort à Commercy dans la Meuse. Il est alors fusillé aux yeux de tous, "pour l'exemple". Mais selon l'association, le jeune homme était "un excellent soldat ". "Il avait appris "qu'il venait d'avoir un enfant... et il n'a plus voulu mourir. Il est devenu dépressif, il pleurait sans cesse", explique le président de l'association, Yvon Morineau.

"Mort pour la France" ?
Auguste Ponroy a été accusé d'avoir déserté, ce que conteste l'association. "Il n'a jamais été un traître, et il n'a pas déserté non plus. Il a été séparé de ses camarades pendant la bataille. Mais ce n'était pas le seul, loin de là. Il était perdu". Et de préciser. "On est en octobre-novembre 1914, il faisait froid, on est dans la Meuse, et j'ai un document qui atteste que les tenues d'hiver des soldats n'ont été commandées qu'en novembre ! Un témoin dit que les soldats ne pouvaient plus sortir de la tranchée, l'échelle était trop courte tellement il y avait de cadavres au-dessus !"
Au-delà de l'inscription du poilu sur le monument aux morts, le président de l'association aimerait également que le poilu soit réhabilité et reconnu "Mort pour la France". Une demande qui ne peut normalement être faite, que par la famille du défunt.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
118 commentaires - Cher : ce Poilu fusillé en 1914 à qui l'on veut rendre les honneurs
  • Ce sont les généraux de l'époque qui devraient être condamnés à l'indignité nationale.

  • miranda59 avec les nom, prénom (s), date et lieu de naissance de votre grand-père vous pourriez peut-être être aidée pour essayer de retrouver sa dernière demeure. Il y a des sites de généalogie avec des forums où vous pouvez poser vos questions.

  • l'idéal eut été que tous déposent les armes et fraternisent avec leurs frères
    allemands comme ça s'est passé certains noëls
    Les soldats allemands étaient eux aussi des ouvriers et des paysans
    et n'obéissaient pas comme en 39-40 à une idéologie fasciste
    Ils auraient du laisser les capitalistes Français se débrouiller avec les capitalistes allemands
    ce n'était pas LEUR guerre
    Malheureusement on ne refait pas l'histoire et ce sont les plus humbles qui paient le prix le plus fort

  • Mon grand-père qui a eu "l'honneur " de faire la chaussée des Dames...pleurait quand il me parlait de Nivelle, ce général sanguinaire, incapable et de tous ces planqués qui ont envoyé sciemment à la mort ou encore pire: fait fusiller "pour l'exemple "des jeunes hommes ...
    Quant on songe au sort des assassins de daech que l'on accepte de recevoir en France après les tueries perpétrées en Syrie ou ailleurs, aux conditions de détention qui leur sont résevées, on est en droit de ^penser que la loi martiale fut appliquée alors de manière bien drastique... Je suis habité par la même honte envers les généraux de jadis qu'envers nos dirigeants de maintenant!

  • Beni soit le soldat allemand qui a fracassé la main droite de mon grand père en février 1915
    Envoyé en convalescence à Auch, il a ensuite été affecté en tant qu'ouvrier soldat dans une
    usine de roulement à bille et a ainsi échappé à cette boucherie
    Son frère n'a pas eu cette chance et est tombé à Longuyon à l'âge de 20 ans en septembre 1914