En direct : cheminots et fonctionnaires dans la rue pour dire non à Macron

cheminots et fonctionnaires dans la rue pour dire non à Macron
Des manifestants dans le cortège de la fonction publique, jeudi 22 mars à Paris.

AFP, publié le jeudi 22 mars 2018 à 08h00

Un trafic SNCF "très perturbé", des vols annulés, des écoles fermées... Fonctionnaires et salariés de la SNCF menaient, ce jeudi 22 mars, une première charge contre les projets de réforme du gouvernement.
Environ 130.000 personnes ont manifesté en France, selon un décompte de l'AFP. Des violences ont émaillé les défilés parisiens et nantais.

22/03 à 18:22

La journée de protestation des fonctionnaires et les cheminots contre les réformes du gouvernement s'achève. Les défilés se sont déroulés le plus souvent dans le calme dans plusieurs grandes villes de France mais ils ont été émaillés de heurts à Paris. La manifestation parisienne s'est cependant achevée dans le calme une fois le cortège arrivé place de la Bastille. 

Face à un gouvernement déterminé, les manifestations ont réuni près de 200.000 personnes dans toute la France, selon un décompte de l'AFP, 400.000 personnes selon un premier décompte de la CGT.

Dans la capitale, les défilés de fonctionnaires et de cheminots ont respectivement réuni 40.000 et 25.000 personnes, selon le même syndicat. Selon la préfecture de police de Paris, les deux manifestations ont réuni 49.000 participants au total. Et selon un comptage réalisé par le cabinet Occurrence, quelque 34.700 personnes ont battu le pavé parisien.

Les cheminots ont donné le ton à grand renfort de fumigènes, tambours, sifflets et musique rock. "Ces manifestations convergentes, c'est l'expression d'un besoin de service public de qualité dans tout le territoire", a déclaré à l'AFP Philippe Martinez, le patron de la CGT.

Des lycées ont été bloqués, des écoles fermées, le trafic SNCF "très perturbé", pour défendre le statut des fonctionnaires et des cheminots et le service public face.

Les dégradations à Paris ont été le fait de jeunes militants, parfois cagoulés. Ils ont lancé des projectiles sur les policiers, qui ont répliqué en usant d'un canon à eau et de gaz lacrymogènes. A Nantes également, des échauffourées ont éclaté entre jeunes et policiers. A Bordeaux, la préfecture a signalé quelques dégradations.

Sept organisations de fonctionnaires (CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, FA-FP et CFE-CGC) avaient appelé à la mobilisation, soit deux de moins (CFDT et Unsa) que lors de la première journée d'action du 10 octobre.

A l'appel de leur intersyndicale (CGT, Unsa, Sud et CFDT), les cheminots protestent contre la volonté du gouvernement de réformer la SNCF par ordonnances, en transformant l'entreprise en société anonyme et abandonnant le statut de cheminots à l'embauche.

Cette journée était un prélude la grève en pointillé - deux jours sur cinq - qui démarrera le 3 avril pour trois mois à la SNCF.

FIN DU DIRECT

22/03 à 18:05

Les derniers manifestants fonctionnaires arrivent place de la Bastille. Le gros des manifestants s'en va. Derrière eux, un ballet de camions poubelles et de nettoyage commencent à faire le ménage.

22/03 à 17:59
22/03 à 17:54
22/03 à 17:53
22/03 à 17:40

Les deux manifestations parisiennes ont réuni au total 49.000 participants, selon la préfecture de police, qui a dénombré 32.500 personnes pour la manifestation des fonctionnaires et 16.500 pour celle des cheminots. 

Les deux manifestations, parties l'une de Bercy et l'autre de la gare de l'Est, se sont rejointes en fin d'après-midi place de la Bastille. 

Durant la manifestation des cheminots, des jeunes cagoulés s'en sont pris à des agences bancaires et ont lancé bouteilles et pierres sur les policiers, qui ont répliqué en usant d'un canon à eau et de gaz lacrymogènes.

22/03 à 17:39
22/03 à 17:35
22/03 à 17:32
22/03 à 17:29

David Bernard, responsable syndical de la CGT Cheminots à Rennes, est venu défiler à Paris. Il travaille "depuis 20 ans" sous statut à la SNCF et milite "depuis la réforme des retraites de 2007". 

"Très clairement, on est inquiets. Il y a une volonté de casser et pas que le statut des cheminots. L'organisation toute entière de l'entreprise est mise en danger. Il y a un vrai besoin de réforme, mais pour réunifier le système ferroviaire il faut le désendetter car la dette, c'est le postulat de départ ".

22/03 à 17:17
22/03 à 17:15
22/03 à 17:11

A Dijon, entre 2.800 manifestants selon la police et 3.400 de source syndicale ont bravé la pluie, défilant pour certains en tenue de travail SNCF ou en blouse blanche, d'autres brandissant des fumigènes, et scandant "enseignants, cheminots, hospitaliers, on est pas des privilégiés !".

"Pour les actionnaires des couilles en or, pour les fonctionnaires des nouilles encore", ou encore "le soin, c'est de l'humain, pas des chiffres", pouvait-on lire sur les pancartes, rapporte le journaliste de l'AFP Olivier Devos.

"Les cheminots ont assuré pendant 80 ans un service publique qu'aujourd'hui on veut essayer de démanteler. On sent bien qu'on va vers la privatisation", dénonce Michel Chanet, cadre commercial retraité de la SNCF, 71 ans, venu manifester en uniforme de chef de gare. 

"Tout ce qui rapporte de l'argent, comme les TGV, on donnera ça aux entreprises privées et tout ce qui est trains régionaux ou intercités on va le donner aux collectivités locales. Et comme elles n'auront pas d'argent, elles en supprimeront."

22/03 à 17:06
22/03 à 17:04
22/03 à 17:02

Inspecteur du travail, infirmier, enseignant... Ils ont en commun d'être fonctionnaires, dotés d'un statut général que le gouvernement veut "assouplir" en ayant davantage recours aux contractuels et en accentuant la rémunération au mérite. Une "attaque en règle" pour les syndicats. Que prévoit ce statut?  

Origine et évolution  

Créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par la loi du 19 octobre 1946, le statut de la fonction publique d'Etat (FPE) avait pour ambition d'éviter l'instrumentalisation de l'administration par le pouvoir politique. 

Il a ensuite été étendu aux fonctions publiques territoriale (FPT, agents des collectivités) et hospitalière (FPH), et modernisé à plusieurs reprises, la dernière fois avec la loi sur la déontologie des fonctionnaires d'avril 2016. 

Grands principes

Impartialité, neutralité, égalité de traitement des usagers, laïcité, continuité (du service public): autant de principes qui s'imposent aux fonctionnaires. En retour, le statut leur garantit des droits, comme la sécurité de l'emploi.

Il prévoit le recrutement par concours, définit le cadre des emplois - hors les hauts fonctionnaires, il existe trois catégories (A, B, C), les agents de catégorie A étant les plus qualifiés - et le déroulement de carrière. 

Sécurité de l'emploi 

Une suppression de poste n'est pas synonyme de licenciement: le fonctionnaire doit être affecté dans un nouvel emploi.

En cas de faute, le statut prévoit des sanctions disciplinaires allant de l'avertissement à la révocation, en passant par l'exclusion temporaire.

Un fonctionnaire peut être licencié pour "insuffisance professionnelle", trois refus de poste après une période de disponibilité ou inaptitude physique. 

Les agents peuvent aussi partir vers le privé temporairement ou définitivement. Pour prévenir tout conflit d'intérêt, leur projet doit être visé par la commission de déontologie des fonctionnaires. 

Une "indemnité de départ" existe sous certaines conditions pour les démissionnaires.

Rémunération

Dénominateur commun à l'ensemble des fonctionnaires, le point d'indice sert au calcul de leur traitement. S'y ajoutent des primes et indemnités (de résidence, supplément familial, heures supplémentaires...). Selon l'Insee, en 2015, les primes représentaient 22 à 23% de la rémunération totale. 

Dans la FPE, le salaire mensuel net moyen en 2015 était (pour les seuls fonctionnaires) de 2.658 euros pour un temps plein.

Dans la FPT, le salaire moyen la même année s'établissait à 1.972 euros pour les fonctionnaires.

Dans la FPH, le salaire moyen était de 2.100 euros pour les fonctionnaires.

Protection sociale

Les fonctionnaires disposent de régimes spécifiques de sécurité sociale et de retraite. 

Pour la retraite, les réformes successives (2003, 2010) ont amorcé une convergence avec le régime général, aussi bien pour la durée de cotisation pour une pension à taux plein que pour le taux de cotisation.

En 2016, l'âge de départ moyen dans la FPT et la FPE était de 61 ans et deux mois (contre 62 ans et cinq mois dans le privé). Dans la FPH, il était de 59 ans et sept mois.

Des moyennes qui cachent des disparités entre agents "sédentaires", qui partent à 63 ans et trois mois dans la FPE, et "catégories actives" (police, administration pénitentiaire, travail de nuit...), qui partent à 58 ans et dix mois.

La pension est calculée sur les six derniers mois de carrière. 

22/03 à 16:56
22/03 à 16:53
01/01 à 01:00

Selon un décompte provisoire effectué par l'AFP à 16h30, à partir des chiffres fournis par la police, plus de 115.000 personnes ont manifesté en France, hors Paris.

Les chiffres fournis par la CGT sont provisoires: il manque encore des chiffres dans une soixantaine de villes, précise Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT Fonction publique.

22/03 à 16:40
22/03 à 16:38
22/03 à 16:36
22/03 à 17:07

Jean Ferrat, puis l’Internationale retentissent place de la Bastille, à l'arrivée des manifestants. La sono du camion de la CGT est à fond.

Un manifestant résume sa pensée d'un "sœur Emmanuelle s'occupait des pauvres, frère Emmanuel s'occupe des riches"

Paul, aiguilleur en Lozère, non syndiqué, depuis 11 ans à la SNCF, sous statut, fera grève d'avril à juin "s’il le faut car c'est trop important, même si on perd de l'argent". 

"Le statut nous protège, nous les cheminots, mais il protège aussi le rail, le service public, la sécurité des gens"

"On fera tout pour que la réforme ne passe pas"

22/03 à 16:35
22/03 à 16:35

Après avoir été ralenti par les militants antifascistes, la tête de cortège des cheminots vient d'arriver à Bastille, constate Aglaé Watrin, notre correspondante dans la capitale.

22/03 à 16:32

Bernard Thibault, l'ex-leader de la CGT-Cheminots pendant les grandes grèves de 1995, rappelle qu'à l'époque, "le premier motif" de la mobilisation des cheminots "c'était un contrat de plan liant l'Etat à la SNCF pour cinq années". "Le premier motif de mobilisation c'était l'avenir de l'entreprise et du service public", souligne-t-il auprès de l'AFP.

Aujourd’hui, "ce gouvernement n'apporte pas de réponse". "Au fur et à mesure qu'on va avancer, les Français vont s'intéresser aux vrais sujets; le statut des cheminots n'est pas le vrai problème".

22/03 à 16:31

« Moi aussi je suis antifasciste mais de cette façon, non! » s'emporte Alain, cheminot et syndiqué Sud Rail à des cagoulés autonomes, à Paris

22/03 à 16:30
22/03 à 16:29

« Avancez, avancez », crient des cheminots alors qu'un canon à eau arrose le boulevard Beaumarchais. Olivier, cheminot depuis 36 ans qui travaille à Metz, déplore les violences car "cela détériore ce qu'on est venu faire".

"On est là pour défendre le service public pas pour casser. »

Le cortège est totalement arrêté rue du Chemin Vert. Des bouteilles voltigent et les canons à eau entrent en action.

"La rue est à qui? Elle est à nous!" crient les manifestants

22/03 à 16:26
22/03 à 16:26

A Paris, des manifestants ont renversé un container à verre, prennent des canettes. Devant le cirque d'hiver, dans une zone en travaux ils prennent des pavés. 

22/03 à 16:25
22/03 à 16:25

Au milieu du cortège bordelais, une cinquantaine de salariés de l'usine Ford de Blanquefort, en Gironde, où le constructeur automobile a annoncé le mois dernier qu'il n'investisserait pas au-delà de 2019, mettant en péril le site industriel et 900 emplois directs :

"Nous, nous sommes en pleine lutte pour défendre nos emplois et pour que l'usine continue. Pour nous, il a menace de fermeture de l'usine. Les cheminots, les postiers subissent de grosses attaques comme nous à Ford. Nous serons de toutes les luttes", prévient Thierry Jeans, ouvrier chez Ford Blanquefort depuis 33 ans et élu CGT.

"Nous voulons que Ford change de stratégie, ils ont les moyens. C'est un choix politique de leur part : ils veulent se débarrasser de leur usine française", dénonce-t-il.

22/03 à 16:24

Le cortège des fonctionnaires est arrivé à Bastille; il s'arrête avant de rejoindre la place.

22/03 à 16:20
22/03 à 16:23

Les manifestants anti-capitalistes s'arrêtent à l'entrée de la rue Jean-Pierre Timbaud. Des pétards et des canettes s'abattent sur les CRS qui riposent par des jets de lacrymos.

22/03 à 16:17
22/03 à 16:15

Une vingtaine de grands médias, dont l'AFP, ont adopté pour cette manifestation leur propre méthode de comptage des participants, réalisé par un cabinet spécialisé, en parallèle des habituels chiffrages de la police et des syndicats.

Le collectif de médias, parmi lesquels l'AFP, France Inter, Europe1, Franceinfo, RMC, BFMTV, France Culture, CNews, France 2, Mediapart, Le Figaro, Le Parisien, Libération, La Croix et la presse régionale et départementale représentée par l'Union de la presse en région (UPREG), s'est associé au cabinet d'études spécialisé dans le comptage du public, Occurrence.

"Le projet consiste à mettre en place un mode de comptage indépendant lors de grandes manifestations à Paris ou en région afin d'être le plus proche possible de la réalité", a expliqué l'AFP.

Le cabinet Occurrence doit effectuer un comptage avec deux capteurs placés en hauteur, le troisième étage d'un hôtel par exemple, qui tracent une ligne virtuelle sur la rue: chaque manifestant qui franchit cette ligne est ainsi comptabilisé. Les trottoirs sont pris en compte.

En parallèle, sont effectués des "micro-comptages humains". La manifestation est filmée pendant 20 à 30 secondes à différents intervalles et différentes "intensités". Les manifestants sont recomptés humainement sur ces extraits vidéo pour ajuster le décompte fait par les capteurs, et déterminer une marge d’erreur. 

Testé lors d'une manifestation parisienne le 16 novembre contre la politique "libérale" d'Emmanuel Macron, Occurrence avait comptabilisé 8.250 manifestants.

22/03 à 16:09

À part les incidents en tête du cortège, l'ambiance est bon enfant dans la manifestation des cheminots, mais plutôt silencieuse - hormis les musiques des camions des syndicats.

22/03 à 16:07
22/03 à 16:03
22/03 à 15:58

A Paris, la police utilise des canons à eau depuis la rue St Sabin pour contenir les manifestants sur le boulevard Beaumarchais. Les manifestants répliquent par jets de pierres et divers projectiles, constatent l'équipe de l'AFP sur les lieux.

22/03 à 15:57

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, vient de rejoindre la manifestation des fonctionnaires, rapporte notre journaliste Lucie Aubourg. 

"Je trouve que c'est un beau symbole que les deux manifestations se rejoignent place de la Bastille, symbole de la République", commente le leader cégétiste.

"C'était important d'être aux deux manifestations. La fonction publique a besoin de plus d'effectifs, de reconnaissance. Ces manifestations convergentes, c’est l'expression d'un besoin de service public de qualité dans tout le territoire".

22/03 à 15:52
22/03 à 15:51
22/03 à 15:48
22/03 à 15:47

A Lille, la manifestation qui rassemble plusieurs milliers de personnes, a débuté vers 14h30 de la Porte de Paris.

Martine Aubry, maire PS de la capitale des Flandres, est présente en tête. Elle discute avec des syndicalistes de la CGT.

"Non à la liquidation des services publics", lit-on sur une banderole.

Dans la manif, on voit surtout des drapeaux de la CGT. Présence également d'agents de la fonction publique territoriale, des lycéens et des étudiants.

"La réforme n'est pas celle que l'on veut, on ne veut pas de la fin des lignes répondant à des questions d'amménagement du territoire, on ne veut pas de modification du statut de la SNCF", déclaré Henri, cheminot à Lille, cadre dans la gestion des infrastructures et syndiqué à la CGT.

22/03 à 15:43

Boulevard du Temple, le cortège s'arrête, constate le journaliste de l'AFP Guillaume Decamme. Des gaz lacrymogènes sont tirés. 

Des manifestants renversent un container à verre, prennent des canettes. Devant le cirque d'hiver dans une zone en travaux, ils prennent des pavés, rapporte un autre journaliste, Emmanuel Duparcq.

Boulevard Beaumarchais, des militants autonomes brisent la vitrine d'une agence Axa.

22/03 à 15:35
22/03 à 15:33

Dans la manifestation des fonctionnaires à Paris, Pascal Pavageau, le dauphin de Jean-Claude Mailly de FO, salue une "action de plus en plus interprofessionnelle".

"Parce que le point commun de l'ensemble de ces salariés, c'est de résister. Le gouvernement dit qu il réforme, en fait il déforme", dit-il à notre journaliste, Sabine Pradella. 

Selon ce responsable de Force ouvrière, "depuis cet été, le gouvernement pose des bombes à fragmentation qui sont en train de détruire peu à peu les fondements mêmes de notre modèle social et républicain, un héritage social dont on est très fier".

Pour Christian Grolier, de FO Fonction publique, la mobilisation d'aujourd'hui est "a minima égale à celle d'octobre". "On espère que le gouvernement va nous entendre et enfin faire un vrai dialogue social".

22/03 à 15:22
22/03 à 15:20
22/03 à 15:18

Bernard Thibault, ex-leader de la CGT-Cheminots lors des grandes grève de 1995, défile avec les leaders syndicaux en tête du cortège parisien.

Guy, 55 ans, badge CGT épinglé à sa veste, marche en tête. Il est à la retraite depuis 2011, après 37 ans en tant qu'aiguilleur du ciel. Pour lui, "le jour où la réforme passe il n'y a plus de service public". "Macron a réussi à mettre les cheminots en colère. Il est foutu. Regardez, elle est là la famille cheminot. Il y a même les cadres supérieurs de la SNCF qui sont là aujourd'hui car ils ne savent que trop bien ce qu'on veut faire de leur entreprise".

Il téléphone à sa femme fonctionnaire, présente dans l'autre cortège et qu'il doit rejoindre en fin de parcours à Bastille: "J'ai jamais vu autant de monde depuis 1995 Hélène, il y a un monde fou.  Macron va aller se coucher", lui dit-il.

22/03 à 15:12

Brève bousculade en tête du cortège de la manifestation des cheminots, quand Olivier Faure, prochain premier secrétaire du Parti socialiste, vient saluer les leaders syndicaux, dont Philippe Martinez, numéro un de la CGT. 

Olivier Faure s'éclipse vite dans une petite rue sous les huées des manifestants dont certains crient "PS la honte", "le PS fossoyeur de la classe ouvrière!".

01/01 à 01:00
22/03 à 14:45

"Le dernier qui a dit qu'il ne plierait pas c'était Juppé. Il a finit par plier. Demain ce sera Macron", dit Philippe Boutant, 52 ans, agent de conduite, à la SNCF depuis 1990. 

"Si je n'y croyais pas je ne serai pas là", ajoute le manifestant. Pour lui, "la famille cheminot, c'est pas le statut. Ce qui nous soude c'est la notion de service public". "Depuis 1990, ce que je constate c'est toujours plus de suppressions de postes, des conditions de travail dégradées et tout ça à cause de manque d'investissements". 

Émilie,  37 ans, syndiquée chez Sud Rail et contrôleuse à la SNCF depuis 13 ans, est venue car elle craint "d'être transférée dans une autre entreprise et donc de tout perdre". 

"La famille SNCF est là aujourd'hui. Conducteurs, aiguilleurs, contrôleurs, techniciens, on va tout faire pour que le gouvernement revienne sur sa réforme".

22/03 à 14:41
22/03 à 14:37
22/03 à 14:34
01/01 à 01:00

Un de nos correspondants à Paris, Emmanuel Duparcq a été témoin de jets de pierres et de coups de marteau contre une agence Société générale. Des vitres sont endommagées. La scène se passe sur le boulevard Magenta. "Tout le monde desteste la police !" et "Paris, debout, soulève toi!" scandent les manifestants qui descendent en direction de République.

22/03 à 14:13
22/03 à 14:12
22/03 à 14:08
22/03 à 14:06
22/03 à 13:59

Au moins sept personnes ont été interpellées à Nantes, selon la police.

Ces interpellations ont fait suite à des incidents au cours desquels des membres des forces de l'ordre ont été pris pour cible, a constaté notre journaliste présente sur les lieux.

Entre 8.500, selon la police, et 10.000 personnes, selon l'intersyndicale, ont pris place dans le cortège, composé de nombreux agents publics mais aussi de salariés du privé, étudiants, lycéens et retraités. 

Les premiers incidents avaient éclaté dès le départ du défilé, avec le commissariat du centre-ville pris pour cible par un groupe de manifestants jetant de la peinture et aux cris de "Mai 68, Mai 2018" et "Tout le monde déteste la police".

Des heurts ont suivi en tête de cortège lorsqu'un groupe de manifestants anticapitalistes, le visage dissimulé pour la plupart, ont lancé des billes de peinture, des pétards, des fumigènes de détresse, des bâtons en bois, sur la façade de la préfecture et vers les forces de l'ordre qui ont répliqué en faisant usage de lances à eau et de grenades lacrymogènes.

La manifestation des fonctionnaires s'est achevée peu avant 13h30.

22/03 à 13:43
22/03 à 13:34
22/03 à 13:32
22/03 à 13:30
22/03 à 13:22

Daniel Abelous, correspondant de l'AFP à Lyon rapporte que 9.200 manifestants ont été recensés par la police, 15.000 selon syndicats.

Anne Perrut, maître de conférence en mathématiques à l'Université Claude Bernard Lyon 1: "Nous craignons vraiment une désorganisation profonde de nos établissements. (...). Je pense plutôt que ce sera des modifications sur le long terme qui vont d'ici quelques années modifier en profondeur les systèmes de sélection à l'université avec des filières très élitistes et très bien financées".

Jérôme Depaix, secrétaire général CFTC-Rhône-Alpes Santé-Hôpitaux: "Le message qu'on veut transmettre au public, c'est la défense d'un service public de qualité avec des moyens pour pouvoir assurer des missions. (...) Actuellement, on assiste à une dégradation quand même assez importante des conditions de travail avec des pénuries de personnel, qui est en souffrance".

Bernard Augier CGT et président du conseil des prud'hommes de Lyon: "la raison de ma présence, c'est la défense du service public évidemment. La justice fait partie du service public. (...) Ça fait très longtemps qu'on dénonce le manque de moyens de la justice prud'homale pour que les salariés puissent récupérer des droits".

22/03 à 13:18

A Montpellier, la manifestation a réuni 7.000 à 8.000 personnes selon les syndicats, 6.200 - dont 1.000 lycéens et étudiants - selon la préfecture.

Les manifestants ont défilé dans les rues du centre-ville, derrière quelques centaines de lycéens et étudiants qui ont pris la tête du cortège en débordant le service d'ordre syndical traditionnel. 

Derrière ces jeunes, des travailleurs hospitaliers, des cheminots, des enseignants, des chercheurs, des retraités... 

En milieu de cortège, on remarquait des dizaines de robes noires des avocats défilant contre les réformes de la justice. Parmi les refrains entonnés dans le cortège: "le gouvernement ment énormément !" ou encore, sur la musique du feuilleton "Dallas", "Macron, ton univers impitoyable, glorifie la loi du plus fort".

 A Mende, la manifestation a réuni quelque 800 personnes selon les syndicats, 500 selon la police, une mobilisation importante pour le chef-lieu de la Lozère.

En fin de cortège, une retraitée  brandit une pancarte proclamant "je cours moins vite qu'en 68 mais je gueule plus fort".

22/03 à 13:09
22/03 à 13:08

A Brest, 3.600 personnes selon la police, 5.000 selon la CGT, ont manifesté dans la matinée, rapporte notre journaliste Sandra Ferrer. Dans le défilé, des retraités, assez peu de jeunes. 

Sur les banderoles, on pouvait lire: "Macron arrête de saigner notre pays", "Service public en danger, non au démantèlement, non aux externalisations", "Hôpital en souffrance", "Soignant épuisé", "Des moyens pour nos anciens"...

22/03 à 13:01
22/03 à 12:57

Entre 4.200 manifestants (selon la préfecture) et 7.000 manifestants (selon les syndicats) ont défilé, malgré une forte tramontane, rapporte Antoine Gasquez, correspondant de l'AFP.

Beaucoup de retraités, de fonctionnaires de l'administration publique et territoriale, des services fiscaux, hospitaliers, de l'Éducation, de l'Office national des forêts, des Ehpad, ont défilé sous les bannières des syndicats CGT, FO, FSU, Sud Solidaires, SNUIPP, mais aussi du Front de gauche, de la France Insoumise ou encore de Lutte Ouvrière.

Le PS participe à la manifestation derrière sa propre banderole. 

22/03 à 12:55

A Nantes, où plusieurs milliers de personnes ont défilé contre "l'austérité", des heurts ont éclaté en tête de cortège, constate la journaliste Anne-Sophie Lasserre. 

Massés en tête de cortège, un groupe de manifestants anticapitalistes, visage dissimulé pour la plupart, ont lancé divers projectiles (billes de peinture, pétards, fusées de détresse, bâtons en bois) sur la façade de la préfecture et en direction des forces de l'ordre, qui ont répliqué en faisant usage de lances à eau.

Le cortège était composé de nombreux agents publics, fonctionnaires, mais aussi salariés du privé, étudiants, lycéens et retraités. De premiers incidents avaient éclaté dès le départ du défilé, avec le commissariat du centre-ville pris pour cible par un groupe de manifestants, aux cris de "Mai 68, Mai 2018" et "Tout le monde déteste la police".

01/01 à 01:00
22/03 à 12:42
22/03 à 12:39

A Besançon, près de 2.500 personnes ont manifesté derrière une banderole de tête: "Les services publics sont notre bien à tous", rapporte la journaliste Angela Schnaebele.

Michael Crevoisier, 31 ans, et son collègue Guillaume Mejat, 28 ans, professeurs de philosophie dans le secondaire en Bourgogne-Franche-Comté, ont pris part au cortège pour "défendre la fonction publique en général". Les deux amis craignent "qu'aujourd'hui on s'attaque au statut des cheminots et demain à celui des professeurs".

"Je n'ai pas de voiture par choix écologique, le fait qu'il y ait un maillage de chemins de fers fiable et suffisant est très important pour les gens comme moi", estime Michael Crevoisier, qui fustige "la logique de transformer les services publiques en entreprises rentables".

Guillaume Mejat, lui, se montre très critique sur le nouveau système d'orientation dans l'enseignement supérieur, Parcoursup qui "pousse les élèves à devenir des stratèges et creuse les inégalités entre ceux qui ont des parents capables de les aider dans leurs choix et la rédaction de lettres de motivation, et les autres", dénonce l'enseignant. 

22/03 à 12:34

La permanence de la députée LREM de la 8e circonscription de Loire-Atlantique, Audrey Dufeu Schubert, a été taguée lors du défilé à Saint-Nazaire, constate une correspondante de l'AFP. 

"Macron dégage" et "En marche ou crève" ont été inscrits sur la façade vitrée de la permanence.

22/03 à 12:30

Selon la direction de la SNCF, le taux de participation à la grève des cheminots est de 35,4% au niveau national.

Il s'agit d'un "décompte réel à partir des prises de service", précise la SNCF. "Cette méthode est constante depuis 10 ans. Des huissiers sont mandatés pour contrôler le processus de comptage des grévistes", ajouté la direction dans un communiqué. 

Deux des quatre syndicats représentatifs du groupe, l'Unsa et SUD-Rail (2e et 3e), avaient déposé des préavis de grève nationaux contre la réforme prévue par le gouvernement, tandis que d'autres organisations avaient déposé des préavis locaux ou catégoriels.

22/03 à 12:26

Vers la place de la Nation à Paris, une fraction du cortège est partie en manifestation sauvage dans une des rues, suivie par les CRS au pas de charge.

22/03 à 12:23

Jean-Claude Mailly, numéro un de FO, est à Marseille, où il assiste au congrès de l'Union départementale du syndicat, avec un millier de militants.

"Il ne peut y avoir de République sans colonne vertébrale, et la colonne vertébrale c'est le service public", affirme-t-il. "C'est un gouvernement à la fois très libéral, ça ce n'est pas une surprise, mais qui au fil du temps devient de plus en plus autoritaire", poursuit le leader de FO.

"Cette journée est un avertissement et un coup de semonce (...) Le vieux monde, si c'est la défense de la République alors vive le vieux monde et vive FO !", lance-t-il.

A la fin de son allocution, il annonce qu'il ne rejoindra pas la manifestation. Mais 150 militants environ se dirigent vers le cortège principal.

22/03 à 12:16
22/03 à 12:14

Dans le cortège à Rennes, quelques tirs de gaz lacrymogènes sont entendus, près de la place de Bretagne. "Tout le monde déteste la police!", scandent les manifestants anticapitalistes.

22/03 à 12:13
22/03 à 12:08

"Tous ensemble, tous ensemble ouais! ouais!", scandent les manifestants dans les rues de Marseille. Autres slogans entendus: "Macron, si tu savais, tes réformes où on se les met!", ou encore "on lâche rien, on lâche rien!".

22/03 à 12:06
22/03 à 12:04
22/03 à 12:02
22/03 à 12:00

A Paris, aux abords de la place de la Nation, plusieurs centaines de lycéens et membres de collectifs antifascistes, d'extrême gauche et anarchistes s'élancent de la place dans un cortège qui doit rejoindre la manifestation des cheminots Gare de l'Est. 

Ils sont quelques centaines, dont certains masqués, portant des capuches, constate notre journaliste, Simon Valmary. Ils lancent des fumigènes, entonnent des slogans antifascistes.

Après des dégradations d'agences bancaires, de panneaux publicitaires et des jets de projectiles, les CRS chargent le cortège avec du gaz lacrymogène contre le cortège, au coin du boulevard Voltaire et de la rue Léon Frot.

22/03 à 11:50

Dans le cortège à Rennes, Erwan Godest, facteur à Pacé en Ille-et-Vilaine, est venu manifester sa "colère". Pour lui, "ce que vit la SNCF aujourd'hui, c'est ce qu'ont vécu les facteurs il y a quelques années. Et on va vers du pire".

A ses côtés, Claudia Jumel, agent territorial dans les écoles maternelles (Atsem) à Bruz, estime que "Macron veut nous passer tous au privé". "On voit nos acquis grignotés petit à petit", dit-elle à notre journaliste, Antoine Agasse.

Loïc Morel, secrétaire général de l'Union départementale CGT 35, renchérit: "on est en colère contre la manière dont le gouvernement nous maltraite depuis plusieurs semaines. La fonction publique est attaquée de partout".

"Il faut qu'on nous entende, la politique de la terre brûlée ça ne marche pas", conclut-il.

22/03 à 11:36

"Comme les autoroutes qui ont été privatisées et dont nous réclamons qu’elles soient renationalisées, nous nous battrons pour que la SNCF reste un service public",  affirme la présidente du Front nationale, Marine Le Pen.

"La SNCF est un service public et la mise en concurrence va avoir pour conséquence la privatisation à terme", avec une hausse du prix du billet et un réseau qui ne sera "pas entretenu", fait-elle valoir auprès de l'AFP, en marge d’une visite au salon de la Semaine internationale du transport et de la logistique à Villepinte (Seine-Saint-Denis).

La députée du Pas-de-Calais ne manifestera pas pour autant "au côté des centrales syndicales qui sont responsables de la situation parce qu’elles ont appelé à voter pour monsieur Macron".

En outre, les confédérations syndicales "maintenant sont servies par des nervis, des milices d’extrême gauche qui se permettent d’agresser physiquement les élus sans d’ailleurs que ça scandalise le gouvernement ou le président de l'Assemblée nationale", ajoute-t-elle. 

La dirigeante frontiste fait référence à une récente bousculade, en marge d’une manifestation de la CGT à Valenciennes (Nord), du député FN du Nord Sébastien Chenu.

22/03 à 11:20

A Saint-Nazaire, entre 1.800 et 2.500 personnes, selon la police et les organisateurs, ont défilé dans le centre-ville dans une ambiance bon enfant. 

"Je préfère payer des fonctionnaires qu'engraisser les actionnaires", pouvait-on lire sur une pancarte. Le cortège a réuni fonctionnaires, dont beaucoup de personnels hospitaliers, retraités, salariés du privé (navale, Airbus), ainsi qu'une cinquantaine d'étudiants.

22/03 à 11:19

La région Grand Est propose à ceux qui ne peuvent pas se rendre à leur travail par voie ferroviaire une cartographie interactive recensant des espaces de télétravail disponibles dans la région, soit plus de 410 postes de travail recensés avec les coordonnées et les prestations disponibles.

La carte est visible ici:

01/01 à 01:00

Rémy Reynaud, prof de sciences-éco dans un lycée des quartiers Nord de Marseille, dénonce une "éducation nationale qui en donnant plus d'autonomie aux établissements accroît les inégalités entre élèves, profs, établissements" 

La réforme des lycées et de l'accès à l'université va dans "le sens d'un tri des élèves. On passe d'une logique de démocratisation des études à celle de l'élitisme".

Au delà de son travail, en tant qu'usager des services publics, Remy Reynaud déplore la privatisation de ces services. Hôpitaux, transports fonctionnent de moins en moins bien. Ce qui faisait la richesse de la France est abandonné"

22/03 à 11:10
22/03 à 11:09
22/03 à 11:07

Environ 550 personnes se sont rassemblées à Calais, 150 personnes à Saint-Omer, selon la préfecture.

D'après un correspondant de l'AFP, la manifestation a attiré 600 personnes à Boulogne-sur-Mer, où une trentaine d'avocats se sont joints au cortège.

22/03 à 11:07

Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand appelle les cheminots voulant défendre leur statut à faire en sorte que les trains soient gratuits les jours de grève plutôt que "d'empêcher" les usagers "d'aller travailler".

Il a souligné sur CNews que sur les "1.278 trains qui devaient partir et arriver dans les Hauts-de-France" ce jeudi, seuls "88" seraient au rendez-vous.

"Donc ça va être de la galère comme pas permis" pour les usagers, avec des "embouteillages", l'impossibilité d'aller travailler et peut-être "une journée de salaire en moins si leur patron n'est pas compréhensif".

22/03 à 11:03
22/03 à 10:59
22/03 à 10:57

"Pour vivre et travailler dignement dans les Bouches-du-Rhône: du droit, du travail, des services publics, de la sécurité sociale", proclame une banderole CGT en tête du cortège marseillais, sur la Canebière.

Des dizaines de drapeaux CGT flottent: de La Poste, de la Sécurité sociale, des hôpitaux de Marseille, des retraités...  

22/03 à 10:52
22/03 à 10:48

Sur le Vieux Port de Marseille, des drapeaux de La France insoumise, de l'Unsa ferroviaire, du syndicat des avocats de France et de la CFE-CGC flottent sur le Vieux Port en attendant le départ de la manifestation. 

Deux retraités de la fonction publique territoriale témoignent: "On est venus manifester contre la hausse de la CSG et les réformes qui se préparent à la SNCF, on est solidaires" explique Albert, 67 ans, à notre journaliste, Estelle Emonet. 

"Personne ne voulait être fonctionnaire tellement les salaires étaient bas, alors qu'on arrête de nous parler de privilèges!" renchérit-il. "Je gagne 1.800 euros de retraite: après 48 ans de travail, je l'ai pas volée".

A ses côtés, sa femme Gisèle fustige la "privatisation menée par un gouvernement de droite". "On monte les gens les uns contre les autres: le privé contre le public, les actifs contre les retraités". "Emmanuel Macron fête son anniversaire dans un château pendant que des gens dorment dehors et qu'on nous diminue nos pensions", dénonce cette retraitée. Sa pension, de 808 euros, est tombée à 784 euros depuis la hausse de la CSG  le 1er janvier. Elle a cotisé 34 ans et a eu 3 enfants.

22/03 à 10:42
22/03 à 10:40

"A partir de maintenant, avec ce mouvement qui démarre, on entre dans un moment de souffrance", lance Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV et RMC. Les grévistes vont "perdre des journées de salaires", et "la vie quotidienne de millions de gens va être perturbée par la grève", dit-il.

"Tout ça parce que quelqu'un, le président de la République, a décidé de mettre en oeuvre rien d'autre que la feuille de route de la Commission européenne" en matière de transport ferroviaire, a accusé le chef de la file de la France insoumise, qui va défiler aujourd'hui.

Interrogé sur l'appel à manifester pour défendre les services publics signé lundi par une douzaine de partis de gauche mais pas par LFI (le groupe parlementaire LFI l'a néanmoins signé), il a remarqué que "chaque fois qu'il s'agira d'être solidaire d'une action menée par les salariés (il serait) là".

Mais, a-t-il poursuivi, "je me fiche de savoir qui il y a sur la liste" des signataires. "Je refuse de faire croire que parce que nous avons signé à une dizaine une déclaration émouvante pour dire +vive les cheminots et le service public+ cela changera le rapport de force". 

"Ce qui le changera, c'est que des milliers de gens qui n'ont pas forcément des convictions politiques bien arrêtées, ou d'autres qui en ont, puissent entrer dans la lutte pour les protéger et les aider". 

Il a réitéré son appel à organiser "une grande marche", un dimanche, contre les projets du gouvernement.

22/03 à 10:25

Dans l'est parisien, tôt dans la matinée, le lycée Arago (XIIe arrondissement) a été bloqué par une dizaine de lycéens. Ils avaient entassé à l'entrée des barrières de chantier et des banderoles "Arago contre la sélection" et "1968 - 2018 ça va vite", a constaté le journaliste de l'AFP Thomas Morfin.

A quelques encablures de la place de la Nation où doivent converger les cortèges, le lycée Hélène-Boucher était, lui, partiellement bloqué par des barrières et des poubelles. Réunis devant l'entrée, quelques dizaines de lycéens criaient : "Non non non à la sélection". Une banderole appelle "exilés expulsés et étudiants" à la "contre-attaque" et une autre: "On veut pas une plus grosse part du gâteau, on veut la putain de boulangerie". 

Interrogée par l'AFP, une lycéenne l'assure: "le mécontentement est général comme en 68. Et en 68, c'est parti des facs et des lycées, alors on va jouer notre rôle !"

22/03 à 10:02

Dans les écoles maternelles et primaires, un enseignant sur quatre devrait être en grève en moyenne, d'après le SNUipp-FSU (1er syndicat), avec de fortes disparités selon les départements (20% en Dordogne, près de 55% en Seine-Saint-Denis). Dans le second degré, les professeurs ne sont pas tenus de se déclarer à l'avance.

Parmi les autres secteurs pouvant être touchés figurent les crèches, l'examen du permis de conduire, les bibliothèques ou la collecte des ordures, à Paris notamment.

22/03 à 09:56
22/03 à 09:55

Chez les cheminots, la colère est vive face à la volonté du gouvernement de réformer la SNCF par ordonnances, en la transformant en société anonyme et en abandonnant le statut de cheminots à l'embauche.

Avant même la grève en pointillés prévue à partir du 3 avril pour trois mois, le trafic SNCF est "très perturbé" avec deux TGV sur cinq en circulation, un TER sur deux, un Transilien sur trois, un Intercité sur quatre, trois trains internationaux sur quatre. Ce matin, le trafic était "conforme aux prévisions" avec "une très faible affluence" dans les gares, selon un porte-parole.

La manifestation prévue cet après-midi à Paris est "un coup de semonce" et "tout porte à croire qu'à partir du 3 avril, ce sera fort également", a averti Roger Dillenseger (Unsa). 

Selon Erik Meyer (Sud Rail), en faisant grève massivement, les cheminots dénoncent "la volonté de la ministre (des Transports Élisabeth Borne) de refuser de vraies négociations et de passer en force". 

22/03 à 09:57
22/03 à 09:55
22/03 à 09:47

Laurent Berger, numéro un de la CFDT, prévient sur RTL que la mobilisation des cheminots constitue "une forme d'alerte auprès du gouvernement" qui doit mener de vraies discussions "avant que ça aille dans tous les sens".

"Le gouvernement devrait être beaucoup plus attentif à la réalité des choses", notamment face à la "forte inquiétude" des fonctionnaires, relève pour sa part Jean-Claude Mailly, numéro un de Force ouvrière, sur BFMTV.

22/03 à 09:47
22/03 à 09:41

A l'aéroport de Nice Côte d'Azur, deuxième plateforme aéroportuaire de France, les premières annulations de vols ont commencé avec un Nice-Madrid d'Air France qui n'a pas pu décoller à 7h10, rapporte notre journaliste, Claudine Renaud.

Dix-huit vols au départ devraient rester cloués au sol, affectant principalement des passagers de la compagnie Air France mais aussi sa filiale Hop! dont un vol devrait être annulé, ainsi que les clients de deux vols British Airways et d'un vol Easyjet, selon les premières prévisions. A l'arrivée, l'aéroport table sur 16 vols annulés en provenance de diverses destinations.

Côté SNCF, la circulation est également perturbée avec très peu de trains pour se rendre au travail à Nice, Monaco, Cannes et Grasse.

22/03 à 09:42
22/03 à 09:40

Benjamin Massot, journaliste du bureau de l'AFP à Lille, nous indique que L'entrée de Sciences-po Lille est complètement bloquée, avec des barrières, des poubelles, empêchant totalement l'accès.

"Le blocage a débuté vers 6H00, personne n'est rentré, ça restera bloqué toute la journée", lui déclare  Aurélien Le Coq, étudiant et un des porte-paroles du mouvement.

Selon Aurélien Le Coq, ce blocage est le résultat de "trois griefs", à savoir "la réforme de l'enseignement supérieur", "la défense des cheminots" et "l'opposition à la loi asile/immigration".

"Solidarité avec le rail", "les cheminots n'ont pas l'immunité ouvrière" ou encore "Macron tu dérailles", pouvait-on lire sur des panneaux installés sur les grilles de l'établissement.

22/03 à 09:35

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez anticipe "une très forte mobilisation". "Si on ne fait rien, le gouvernement ne pliera pas", a-t-il averti hier à Perpignan, en marge du congrès de la CGT des cadres.

"A Paris, il y a deux manifestations, la manifestation des fonctionnaires et celle des cheminots qui vont arriver au même endroit. Vous pouvez dire que c'est symbolique mais c'est intéressant", a-t-il souligné. "Ces luttes sont unitaires, ce qui est un peu nouveau".

22/03 à 09:35

Un peu plus de dix mois après son élection, cette journée de "manifestation nationale" des cheminots marque pour le chef de l'Etat le prélude à une inédite "grève en pointillé" - deux jours sur cinq - contre la réforme ferroviaire, annoncée entre début avril et fin juin par les syndicats de la SNCF. 

Cet après-midi à Paris, les syndicats de cheminots s'attendent à un cortège d'au moins 25.000 personnes.

22/03 à 09:36

Une dizaine de vols au départ de l'aéroport de Montpellier sont annulés pour la journée de jeudi, nous indique Isabelle Ligner, notre correspondante sur place

22/03 à 09:33
22/03 à 09:31

Depuis cette date, Édouard Philippe a dévoilé un projet de réforme qui prévoit un recours accru aux contractuels (agents non statutaires) et des plans de départs volontaires, ce qui fait craindre aux syndicats une fonction publique "morcelée" et "externalisée".

22/03 à 09:30

Si c'est le premier gros test pour le gouvernement, c'est la deuxième fois depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron que les agents publics se mobilisent, après le 10 octobre où des centaines de milliers d'entre eux ont battu le pavé contre la suppression annoncée de 120.000 postes, le rétablissement du jour de carence et le gel des salaires.

22/03 à 09:21

La journée qui s'annonce est un premier test social d'ampleur pour le gouvernement. Le trafic SNCF est déjà "très perturbé", des vols sont annulés et des écoles fermées. 

Fonctionnaires et cheminots sont mobilisés contre les réformes préconisées par Emmanuel Macron, pour un service public de qualité et la défense de leur statut.

A ces enjeux communs s'ajoutent des revendications propres. Sept syndicats (sur neuf) de la fonction publique mobilisés (CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, FA-FP et CFE-CGC) réclament notamment une hausse de leur pouvoir d'achat. 

A Paris, le "combat commun pour l'intérêt général" entre cheminots et fonctionnaires se traduira par une convergence des défilés à Bastille. Les premiers partiront à 13H de gare de l'Est, les seconds à 14H de Bercy.

En régions, les syndicats du secteur public prévoient environ 180 manifestations et rassemblements. Des cheminots ont fait savoir qu'ils grossiront les rangs.

Pour défendre le "service public" ferroviaire, une douzaine de partis de gauche - d'EELV au NPA en passant par le PCF et La France insoumise - défileront aux côtés des cheminots. Mais aussi Florian Philippot (ex-FN). 

Mais l'exécutif affiche sa "très grande détermination à poursuivre les transformations" de la France.

"Notre préoccupation est de nous assurer que les fils du dialogue et de la concertation sont toujours là", a insisté le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, au sujet de la SNCF.

DEBUT DU DIRECT

22/03 à 09:17

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854 commentaires - cheminots et fonctionnaires dans la rue pour dire non à Macron
  • Malgré 1 refus je maintiens ma remarque :

    Qui a autorisé ces "marges" pour que s'introduisent les casseurs?
    A voire les sourires béats de Monsieur Mélenchon, et l'indifférence des syndicats (même ceux qui n'ont pas déposé de préavis-de-grève, je ne pense pas que ces casseurs agissent à la marge.

  • Modifions le statut de nos élus.

    On arrivera bien là aussi à faire des économies.

  • Le rassemblement de ceux dont l'emploi est garanti à vie. Ils n'ont pas une petite pensée pour les
    chômeurs , les smicards qui craignent constamment pour leur emploi? C'est beau, c'est grand c'est
    généreux, un homme de gauche.

    bonjour
    il y a 45 ans j'ai fait le choix de rentrer dans la fonction publique. mes copains de lycee a l'epoque se foutaient de moi car eux dans le prive qagaient le double de moi pour un boulot similaire.

    aujourd'hui les choses ont helas changees, et maintenant les fonctionnaires sont jalousés.

    jps155.... Ils ne sont pas jalousés ! Mais les emplois du privé se sont tellement dégradés, les gens y galèrent tellement entre emplois précaires et CDD, avec des salaires au-dessous de tout, que certains pensent, à juste raison, que les fonctionnaires ne sont pas les plus à plaindre ! J'ajoute pour montrer mon objectivité que j'ai des fonctionnaires dans ma famille ( déjà, ma mère était enseignante) et que j'exerce une profession libérale, donc, que je ne suis pas concernée, ni jalouse d'ailleurs !

    bonsoir chouette planete

    est-ce la faute d'un fonctionnaire si les conditions du prive se sont degradees ????

    pour ma part technicien de categorie B je n'ai jamais connu d'arbre de noel pour mes filles, pas de 13ieme mois pas de CE.

    les heures supp plafonnees et payees 50% et 50 % rendues. j'ai eu le meme salaire pendant 17 ans 'etant arrive a mon echelon terminal .je reconnais une tres bonne formation technique mais pas lucrative car un fonctionnaire est paye non pas pour le travail fourni mais selon son indice (en gros il faut suivre l'evolution technologique mais sans contre partie financiere ) et je peux vous dire qu'en 43 de carriere la technologie a vraiment evoluee.
    etant fonctionnaire je n'ai jamais ete paye par le contribuable car depuis 1923 mon service d'etat ( ptt telecom ) a ete autonome financierement et a souvent servis a renflouer d'autres ministeres. puis est venu la privatisation.
    cela me fait mal aujourd'hui d'entendre comment sont consideres ces fonctionnaires qui pour la plupart font tres correctement leur boulot. et je peux vous dire que des brebis galeuses on en trouve aussi bien dans le public que le prive .........

    Bonsoir jps155.
    Ce n'est évidemment pas la faute des fonctionnaires si la situation des travailleurs du privé s'est dégradée ! Et je suis persuadée aussi que la plupart des fonctionnaires travaillent autant et aussi bien dans l'emploi qu'ils occupent que ceux du privé ! J'ai aussi des fonctionnaires dans ma famille ! Nous savons tous que certains d'entre eux se sont donnés du mal pour gravir les échelons hiérarchiques !
    Ma remarque était la suivante : dans une société où un emploi est devenu si convoité, où les contrats en CDD sont légion, où les emplois sont trop souvent précaires, et où il y a tant de chômeurs, je ne pense pourtant pas que ce soient les fonctionnaires qui sont les plus à plaindre !
    Je vous remercie pour votre explication sincère et polie. Les échanges, lorsqu'ils sont courtois, sont toujours très agréables.

    Qu'est-ce que vous attendez pour postuler dans la fonction publique...à moins que vous ayez tenté et que vous ayez raté les concours...

    ouiauxcreches ... Je n'ai jamais eu envie d'être dans la fonction publique ! J'exerce une profession libérale règlementée ! J'ai pris les risques pour cela, et ça me convient parfaitement ! J'assume ! Mais au regard des petits salariés du privé, de la précarité, des CDD et autres misères, comme le chômage, Non, les fonctionnaires ne sont pas les plus à plaindre ...

  • Dette de la SNCF 47 milliards d'euros et "l'état" commande 100 TGV du futur ???

  • 500.000 personnes, chiffre des organisateurs, dans toute la France. Il n'y a pas de quoi crier victoire. Il me semble bien que pour ou contre Macron, les Français en ont assez de la pagaille !