Charles-de-Gaulle : certains soldats contaminés n'auraient pas respecté les ordres

Charles-de-Gaulle : certains soldats contaminés n'auraient pas respecté les ordres
Le porte-avions Charles-de-Gaulle, en février 2017 à Toulon.

, publié le lundi 13 avril 2020 à 17h35

Les soupçons quant à la contamination des marins du Charles-de-Gaulle, qui ont mené à sa mise en quarantaine, se portent sur une escale à Brest du 13 au 16 mars. Certains militaires n'auraient pas respecté les ordres de leur commandant.

C'est une escale à Brest, du 13 au 16 mars, qui fait beaucoup parler, au sein de la Marine nationale, comme le révèle Europe 1.

Les marins du porte-avion Charles de Gaulle, avaient reçu l'autorisation de la part de leur commandant de descendre à terre, à certaines conditions, notamment celles de respecter les mesures de distanciation sociale, édictées avant le confinement décidé le 17. Seulement, certains marins n'auraient pas respecté ces ordres et se seraient mêlés à d'autres, issus d'autres pays.


Depuis, une cinquantaine de militaires ont été testés positifs au Covid-19, obligeant le navire à une quarantaine et à une désinfection totale. "C'est grave, on ne parle pas de citoyens normaux, insiste sur Europe 1 le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU. On parle de marins, de militaires, qui connaissent l'importance de leur mission. "Il faut bien sûr identifier ceux qui ont contrevenu aux ordres et à partir de ce moment là des sanctions disciplinaires seront prises par l'autorité, qui est le commandant du navire."

Outre le non-respect des ordres, c'est la pertinence de l'escale qui est interrogée par le général, à la veille du confinement. "Il faut avoir une réflexion plus globale sur comment le commandement réagit par anticipation, compte tenu de la position stratégique d'un outil", comme le porte-avions Charles-de-Gaulle. 

Une chance pour la Marine nationale, le bâtiment arrivait en fin de mission et sa mise en quarantaine n'affectera pas la poursuite des engagements de la France. 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.