Charente-Maritime : mort d'une femme enceinte après trois appels au Samu

Charente-Maritime : mort d'une femme enceinte après trois appels au Samu©Panoramic

, publié le mardi 29 septembre 2020 à 17h10

À Saint-Jean-de-Liversay, la douleur a laissé place au doute et à l'incompréhension après le terrible drame qui a frappé une famille, dimanche 27 septembre. Une enquête a été ouverte.

Se dirige-t-on vers une nouvelle affaire Naomi Musenga ? Samedi 26 septembre, à Saint-Jean-de-Liversay en Charente-Maritime, une jeune femme de 24 ans est prise de nausées et de douleurs après avoir partagé un repas en famille au restaurant, rapporte le journal Sud-Ouest.

Quelques jours plus tôt, elle avait appris être enceinte. De retour au domicile de ses parents, la jeune femme se sent de plus en plus mal, son état s'aggrave. Après plusieurs malaises, sa famille décide d'appeler le Samu de La Rochelle, à deux reprises. En vain. Les secours ne se déplaceront pas. C'est alors que les proches de la future maman décident de la conduire aux urgences. Problème : son état ne lui permet pas d'être transportée. Sa famille se résout alors à appeler une troisième fois le Samu. Ce dernier interviendra, mais trop tard. À 10 heures du matin, le décès de la jeune femme sera constaté.



Son compagnon porte plainte

Dans l'incompréhension, le compagnon de la victime a décidé de porter plainte, précise le Figaro. Une autopsie du corps devrait prochainement être réalisée, a annoncé le procureur de la République de La Rochelle. Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie de Marans ainsi qu'à la Brigade des recherches de La Rochelle, ajoute le quotidien. Elle devrait permettre d'éclaircir les circonstances exactes de la mort de la jeune femme.

Cette triste affaire en rappelle une autre qui avait secoué la France entière à la fin de l'année 2017. Prise de violents maux de ventre, Naomi Musenga, âgée de 22 ans, avait contacté le Samu de Strasbourg. Lors de cet appel, rendu public quelques jours plus tard par plusieurs médias, deux opératrices s'étaient moquées de la victime et avaient refusé de la prendre en charge. Naomi Musenga mourrait quelques heures après, des suites d'une "défaillance multiviscérale sur choc hémorragique".

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