Cévennes : le procureur appelle l'homme qui a tué deux collègues à "déposer les armes"

Cévennes : le procureur appelle l'homme qui a tué deux collègues à "déposer les armes"
Un gendarme à proximité de la forêt du village des Plantiers, où le suspect s'est réfugié, le 12 mai.

publié le mercredi 12 mai 2021 à 19h20

Le jeune homme de 29 ans suspecté d'avoir abattu son patron et un collègue dans le Gard est toujours en fuite. Le procureur a lancé un appel pour qu'il dépose les armes. 

"Je l'appelle à revenir à la raison, à déposer les armes, et à venir s'expliquer sur son passage à l'acte dans le cadre d'une reddition pacifique". Le procureur de la République de Nîmes Eric Maurel a appelé, mercredi 12 mai, le jeune homme de 29 ans qui a fui dans la forêt mardi après avoir tué son patron et un collègue à se rendre pacifiquement.


"Il est peut-être en mesure de m'entendre" et "j'aurais des messages à lui passer", a déclaré le magistrat en s'adressant à la presse dans le village voisin de Saumane. Le suspect, au profil complexe, adepte de la chasse et du tir sportif et qui aurait aimé être tireur d'élite dans l'armée, a au moins deux armes avec lui "une arme de poing et une arme longue dont les caractéristiques laissent envisager une dangerosité toute particulière" avec une portée potentielle de 300 mètres, a ajouté le procureur.


En revenant chez lui après avoir abattu mardi matin de plusieurs balles dans la tête le patron et un employé de la scierie des Plantiers où il travaillait, il s'est équipé comme un chasseur pour "résister au froid et aux intempéries" et se saisir de cette seconde arme, a encore précisé Eric Maurel.

"Il connaît parfaitement le terrain"

Il est "déterminé", "connaît parfaitement" le terrain, a ajouté le colonel de gendarmerie Laurent Hass, reconnaissant: "il a cet avantage sur nous". "Le compartiment de terrain sur lequel nous agissons est très vaste", des montagnes, des "couverts forestiers denses" avec de nombreuses grottes, a ajouté le colonel.

Pour la nuit de mercredi à jeudi, 300 gendarmes resteront mobilisés pour passer au peigne fin une zone de 15 km² délimitée par les forces de l'ordre autour du village où les habitants sont sommés de limiter au maximum leurs sorties.
 

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