Ces départements où l'épidémie de Covid-19 repart

Ces départements où l'épidémie de Covid-19 repart
Un hôpital parisien le 17 novembre 2020.

, publié le mardi 08 décembre 2020 à 08h52

Alors que le niveau des contaminations de Covid-19 quotidiennes stagne en France, certains départements connaissent des hausses importantes du taux d'incidence, comme les Vosges, où le nombre de tests positifs a bondi de 47% en une semaine, ou des hospitalisations, comme dans la Sarthe (+24,9%).

Le cap des 5.000 contaminations quotidiennes du Covid-19, fixé par Emmanuel Macron pour lever le confinement au 15 décembre, s'avère ardu à atteindre, mettant le gouvernement face à un nouveau dilemme à quelques jours des fêtes de fin d'année. La France est "encore loin de l'objectif de passer sous la barre des 5.000" nouveaux cas par jour, a prévenu lundi soir 7 décembre le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Ce cap fixé par Emmanuel Macron pour lever le confinement au 15 décembre sera "très difficile" à atteindre si les conditions actuelles se poursuivent, a-t-il insisté.





"Depuis quelques jours, le niveau des contaminations quotidiennes ne baisse plus" et l'impact de l'épidémie de Covid-19 sur le système hospitalier "reste majeur", a par ailleurs souligné le numéro deux du ministère de la Santé, mettant en garde contre "un risque élevé de rebond épidémique".

Après avoir atteint un pic à plus de 50.000, voir 60.000 cas certains jours fin octobre, ce niveau a diminué sensiblement jusqu'à atteindre 10 à 11.000 cas par jour en moyenne fin novembre. Mais la semaine dernière, ce nombre s'est maintenu autour de 10.000 par jour, selon les données de Santé publique France. Dans certains départements, l'épidémie repart même à la hausse, souligne Le Parisien.  

Une augmentation du taux d'incidence dans 18 départements

Une augmentation préoccupante du taux d'incidence (évolution du nombre de cas de Covid-19 pour 100.000 habitants) est notamment constatée dans 18 départements, en comparant les semaines du 19 au 25 novembre et la suivante, jusqu'au 3 décembre 2020. Dans les Vosges, le nombre de tests positifs a bondi de 47% en une semaine. Le Lot, les Landes, le Gers, la Nièvre, l'Ariège et les Pyrénées-Orientales connaissent également une hausse du taux d'incidence supérieure à 10%. 

Le Finistère, l'Ille-et-Vilaine, le Maine-Et-Loire, le Loir-et-Cher, la Côte d'Or, le Jura, les Hautes-Pyrénées, le Lot-et-Garonne, la Dordogne, la Charente et la Haute-Vienne, connaissent également une augmentation des cas positifs, mais inférieure à 10%. 

Le Parisien précise néanmoins qu'il convient de nuancer ces hausses, qui concernent des départements relativement peu peuplés et dont la plupart ont été peu touchés par la seconde vague. 

Les hospitalisations en hausse dans 20 départements

Les hospitalisations sont également en hausse dans 20 départements. Elles sont inférieures à 10% dans les Côtes-d'Armor, le Maine-et-Loire, l'Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher, la Somme, les Yvelines, les Ardennes, l'Yonne, la Côte-d'Or, le Jura, le Haut-Rhin, les Landes, le Lot, le Tarn-et-Garonne et le Tarn. Cette augmentation est plus préoccupante dans la Sarthe, (+24,9%), le Territoire de Belfort, la Haute-Vienne, le Cher, et la Lozère.

Encore, une fois, il faut nuancer ces augmentations qui concernent essentiellement des territoires ruraux, donc peu peuplés et plus âgés, et dont la sollicitation des hôpitaux reste soutenable.

Seule exception, les Yvelines, département très peuplé où les hospitalisations stagnent depuis le 20 novembre, alors que le reste de la région parisienne connaît une décrue sur tous les fronts. 
 

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