Certains barrages maintenus à Mayotte, malgré l'appel des syndicats

Certains barrages maintenus à Mayotte, malgré l'appel des syndicats

Une route bloquée par des manifestants à Koungou, sur l'île de Mayotte, le 9 mars 2018

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AFP, publié le mardi 03 avril 2018 à 18h33

Des barricades étaient toujours en place mardi à Mayotte malgré l'appel la veille d'une majorité des syndicats à la levée immédiate des barrages qui paralysent l'île depuis plus de quatre semaines, a confirmé à l'AFP un leader du mouvement de lutte contre l'insécurité, Maoulida Momed.

Ce dernier en listait trois encore hermétiques à la circulation routière, dont deux au sud et le barrage principal du nord encerclant le port de Longoni, infranchissable en raison de la présence d'arbres placés en travers de la route.

Selon Maoulida Momed, une partie des manifestants "ont estimé qu'ils n'avaient pas été assez informés sur la levée des barrages" et ont demandé à ce "que l'Etat officialise" les engagements récemment pris par le préfet de Mayotte et délégué du gouvernement, Dominique Sorain.

Mardi après-midi, ce dernier a remis à l'intersyndicale et au Collectif des citoyens de Mayotte, à l'origine du mouvement, un courrier signé de sa main reprenant ses différents engagements. Parmi ceux-ci, l'intensification de la lutte contre l'immigration clandestine "conformément aux engagements de la ministre des Outre-mer" et la relance "de l'ensemble des procédures relatives aux constructions illégales" dès la fin de la trêve cyclonique le 15 avril.

Maoulida Momed a indiqué que des membres du mouvement se rendraient mercredi sur les barricades afin "d'apporter des éléments aux barragistes" pour que, d'ici jeudi ou vendredi, "il n'y ait plus de barrage". Cependant, "la grève continue", a-t-il encore rappelé indiquant que "la levée progressive des barrages" irait de pair avec "d'autres modes d'action".

La levée des barrages "doit nous permettre à tous de reprendre un nouveau souffle et d'envisager sereinement le quatrième mode d'action, à savoir la mise en place et l'exécution des opérations coup de poing" consistant à "planifier une action, cibler un endroit et un lieu donné pour intervenir massivement", explique le Collectif des citoyens de Mayotte sur sa page Facebook.

"Le préavis de grève n'est pas retiré", ajoute-t-il.

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