Carrefour : le recours au chômage partiel scandalise les syndicats

Carrefour : le recours au chômage partiel scandalise les syndicats
Un rayon culture bloqué au Carrefour de Rosny-sous-Bois.

, publié le samedi 14 novembre 2020 à 18h50

En raison de la fermeture de certains rayons, l'enseigne Carrefour a placé une grande partie de ses salariés en chômage partiel. Une décision prise sans concertation, selon les syndicats, qui dénoncent une fraude.

"C'est prématuré de faire appel à l'argent public pour baisser le coût du travail". Au micro de Franceinfo, Olivier Guivarch, syndicaliste CFDT, a dénoncé la décision prise par la direction du groupe Carrefour de placer en chômage partiel la quasi-totalité de ses salariés. Sur les 110.000 employés, près de 90.000 d'entre eux sont concernés. 


Une décision prise jeudi 12 novembre, sans concertation, qui résulterait d'un bras de fer engagé avec le gouvernement, empêtré dans l'imbroglio sur les produits non essentiels. ""Aujourd'hui, la grande distribution, en clair, dit au gouvernement : 'vous voulez nous interdire la vente des produits non essentiels, vous allez assumer une partie des salaires de nos entreprises'", estime Dominique Moualek, délégué Force Ouvrière.



"Fraude au chômage partiel"

Selon les syndicats, ce chômage partiel n'est pas adapté à tous, même si l'enseigne a assuré que les salariés ne subiraient pas de perte de salaire. "On se réserve le droit de saisir toutes les autorités compétentes, notamment les inspections du travail, pour dénoncer un chômage partiel qui est non adapté, et sur lequel on pourrait certainement dénoncer une fraude au chômage partiel", conclut le syndicaliste FO.
 

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