Le cargo échoué à Bonifacio va devoir être "allégé" pour être dégagé

Le cargo échoué à Bonifacio va devoir être "allégé" pour être dégagé
Le cargo "Rhodanus" échoué près des plages de Cala Longa, en Corse, le 13 octobre 2019

AFP, publié le lundi 14 octobre 2019 à 08h14

Le cargo transportant des bobines d'acier qui s'est échoué dans la nuit de samedi à dimanche en plein cœur de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio (Corse-du-Sud) doit être "allégé" avant d'être dégagé, a indiqué lundi la préfecture maritime.

"Les évaluations du Rhodanus" menées notamment par les plongeurs démineurs de la Marine nationale "montrent que le Rhodanus est largement posé sur le fond sur son avant. En conséquence, le déséchouement ne peut être mené sans avoir préalablement allégé le navire", écrit la préfecture maritime dans un point situation diffusé lundi matin.

"Des moyens spécifiques doivent être identifiés et acheminés sur place dans des délais non connus pour l'heure", selon la même source. "Pendant ce temps, la priorité est de sécuriser le site afin de préserver l'environnement marin", note l'autorité.

Construit en 1998, le Rhodanus transporte 2.650 tonnes de bobines d'acier et s'est échoué à proximité des plages de Cala Longa sans causer dans l'immédiat de pollution.

Dimanche vers 03H00, le bateau battant pavillon d'Antigua-et-Barbuda (Antilles), avec à son bord sept membres d'équipage, devait pénétrer dans les Bouches de Bonifacio. "Mais il n'a pas viré à temps et a poursuivi sa route vers la côte, en dépit des appels répétés du Centre opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) en Corse, du sémaphore de Pertusato et de la station italienne Maddalena pendant près de 50 minutes", avait indiqué dimanche matin la préfecture maritime.

Situées entre la Corse et la Sardaigne, les Bouches de Bonifacio s'étendent sur 80.000 hectares. En 2011, le détroit a été reconnu par l'Organisation maritime internationale comme Zone maritime particulièrement vulnérable (ZMPV).

Deux remorqueurs français sont présents sur la zone de l'accident - l'Abeille Flandre et le Persevero - ainsi que deux patrouilleurs, le Jonquille de la gendarmerie maritime et le CP306 de la marine italienne.

Ces bateaux sont épaulés par un soutien aérien constitué de deux hélicoptères de l'armée de l'air et de la marine nationale ainsi que d'un avion de surveillance maritime de la marine, précise la préfecture maritime. 

Un arrêté a été pris pour interdire la navigation et les activités nautiques dans un rayon de 1.000 mètres autour du navire. 

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