Canberra salue l'abandon d'un projet d'éoliennes sur un site de 1914-1918

Canberra salue l'abandon d'un projet d'éoliennes sur un site de 1914-1918

Un champ avec des éoliennes, le 3 octobre 2017 en Bretagne

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AFP, publié le mardi 21 novembre 2017 à 05h34

L'Australie a salué mardi la décision "très touchante" du groupe français Engie de renoncer à un projet d'éoliennes sur un champ de bataille de la Première Guerre mondiale où des milliers d'Australiens ont péri.

Engie Green prévoyait d'ériger six éoliennes sur le champ de bataille de Bullecourt, dans le nord de la France, ce qui avait suscité une vive émotion en Australie. 

C'est dans ce secteur que plusieurs divisions britanniques et australiennes avaient tenté en avril et mai 1917 de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons. 

Environ 10.000 soldats australiens y avaient été tués ou blessés, mais aussi 7.000 Britanniques et 10.000 Allemands.

Encore aujourd'hui, des Australiens se rendent régulièrement à Bullecourt pour rendre hommage à leurs morts.

"C'est une nouvelle merveilleuse pour tous les Australiens, en particulier ceux dont la famille est liée à la bataille de Bullecourt", a déclaré dans un communiqué le ministre australien des Anciens combattants, Dan Tehan.

"Le groupe Engie a entendu les inquiétudes des Australiens et il a montré de l'empathie en annulant ce projet".

Le ministre a par ailleurs dit sur Sky News sa reconnaissance envers le gouvernement français, en affirmant que cela montrait "comment les Français, 100 ans après, continuent d'estimer ce que les Australiens furent prêts à faire pour eux".

"C'est très touchant pour tous les Australiens", a-t-il dit.

Dans un communiqué en anglais reçu par l'AFP, Engie se dit "sensible à l'émotion suscitée en Australie" par son projet d'éoliennes. 

"Respectueux de la mémoire des soldats australiens qui ont fait le sacrifice de leur vie sur le sol français pendant la Première Guerre mondiale, Engie a pris la décision d'annuler le projet", écrit le groupe.

Le gouvernement australien avait demandé des "clarifications" à la France au sujet de ce projet dont la mise en service était prévu au mieux en 2020.

Le gouvernement français, par la voix de la secrétaire d'Etat auprès du ministre des Armées, Geneviève Darrieusecq, avait promis le 10 novembre de "trouver une issue" qui respecte la mémoire des soldats lors d'un entretien avec M. Tehan.

 
18 commentaires - Canberra salue l'abandon d'un projet d'éoliennes sur un site de 1914-1918
  • Engie et autres multinationales sont prêtes à tout pour se faire du fric , quand ce ne sont pas des champs agricoles, des prés ou des bois ce sera dans les cimetières, dans les combes ou sur le toit des églises, cathédrales et autres monuments, en plus Engie produit de l'électricité verte uniquement parce que son concurrent EDF est obligé de lui acheter, comme dirait Fernand Raynaud il y a comme un défaut, très bientôt on va demander à Renault d'acheter au moins 30 % de véhicules de chez Peugeot au prix fort pour les vendre à un tarif régulé (lol)

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    CooperS  (privé) -

    Les utilitaires de Renault, comme Citroën et Peugeot sortent déjà de chez Fiat. Juste la calandre change.
    Votre thèse ne tient plus . .

  • Pour moi ce n'est pas de l'irrespect d'installer cette énergie propre sur ce site , au contraire nous n'oublierons pas ces soldats . IL faut dire aussi que la France ce n'est pas l'Australie la place nous manque , et puis nous sommes chez nous alors qu'ils s'occupent de leurs affaires .

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    nemo7856  (privé) -

    devoir de mémoire bien-sûr..... Mais tout de même je ne comprends pas.... Vous préférez des centrales nucléaires ???

  • Y a -t-il des sépultures de soldats australiens qu'il faudrait "détruire" ou s'agit-il simplement d'un champ de bataille. Si c'est le cas, alors qu'on nous foute la paix avec nos éoliennes.

  • Entre les lieux de mémoire, les sites classés, le paysage et la proximité des habitations, ça va pas être évident d'installer des éoliennes.
    De plus, lors des période de grand froid, il faudra croire en dieu et aller prier à l'église pour qu'il y ait du vent.

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    sylvie-59  (privé) -

    M. Macron a enterré le projet d'éoliennes au Touquet, lieu de sa résidence pour son confort personnel et celui de ses riches amis, donc, il est normal qu'un lieux de mémoire soit préservé de toute implantation.

    Pour cela que je dis que dépendre de cette énergie est utopique.

    Vous oubliez les sites interdit par l'armée, qui gênerait leurs entraînements !

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    nemo7856  (privé) -

    Tout a fait... je ne vois vraiment pas ou est le problème.... Il y a bien des sites oubliés, nottament des guerres Napoléoniennes ou nos précédents rois de France qui ont mis le pays à feu et à sang... Je ne vois pas le problème avec quelques éoliennes.... Je dirais même bien au contraire....

    les éoliennes ou les panneaux solaires sont nécessaires et rentables lorsqu'il n'est pas possible de créer un moyen de production, un réseau électrique économiquement rentable , exemple une île, un hameau en montagne, une bourgade éloignée de toute structure , encre faut il que les terres agricoles, les pâturages soient préservées, l'Espagne, les USA pour ne citer qu'eux implantent les éoliennes ou les panneaux solaires en plein désert, ainsi leur taille permet d'avoir une très grosse puissance ;plusieurs centaines de MW permettant ainsi d'avoir un coût raisonnable, à part en mer ou en montagne nous n’avons aps assez d'espace , chez moi je suis entouré de plusieurs dizaines d'éoliennes sur un rayon de 10 kilomètres toutes installées dans des champs de céréales, les anciens de mon village m'ont montré des photos d'il y a 40 ans lorsque les réseaux électriques haute tension et basse tension n'étaient aps enterrés , cela a été fait il ya une quinzaine d'année et pour combien de millions d'euros si c'est pour mettre des moulins à vent hideux dans la plaine autour , pour quelle raison n'en rencontrons nous que très peu en région parisienne et à Paris ???,

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