Caen : une enquête ouverte pour bizutage à la fac de médecine

Caen : une enquête ouverte pour bizutage à la fac de médecine
Bizutage dans une université lyonnaise, en septembre 2010 (illustration)
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Orange avec AFP, publié le mardi 24 octobre 2017 à 09h10

La faculté de médecine de Caen est dans le viseur de la justice. Le week-end d'intégration, prévu à la fin du mois, a été annulé en raison de soupçons de bizutage, révèle le quotidien Ouest-France.

Deux syndicats ont recueilli des témoignages d'étudiants victimes de ces pratiques, l'an dernier.

Le sacro-saint week-end "d'inté" n'aura pas lieu cette année. À Caen, le département de médecine est sous le coup d'une enquête depuis mi-octobre, a rapporté Ouest France lundi 23 octobre. À l'origine de cette enquête : un signalement émis par deux syndicats étudiants, Sud Éducation Calvados et SL Caen, qui ont alerté sur des pratiques de bizutage lors de ce même rituel, l'an passé. Des témoignages, photographies, vidéos et captures d'écran de messages publiés sur Facebook ont été fournis à la justice. Ces éléments montrent des scènes d'humiliation, majoritairement à caractère sexuel, indique Le Monde. On y trouve, par exemple, des photocopies de poitrines accrochées au mur de la Corpo, l'association étudiante qui organise le week-end d'intégration.



HUMILIATION

"Des étudiantes se sont plaintes de s'être retrouvées dans des soirées d'intégration en totale insécurité. Tout était mis en place pour que la situation dérape, à travers des commandements (des défis à relever, ndlr)", a expliqué le représentant du syndicat SUD Éducation Calvados, Clément Danjou, sur l'antenne de BFMTV. "Les actes devaient être filmés et étaient publiés sur Facebook. C'est de l'humiliation, de l'agression, qui n'est pas tolérable", a renchéri Bérangère Lareynie, également membre de SUD Éducation Calvados.

Depuis l'ouverture de cette enquête, la Corpo n'a pas souhaité répondre aux sollicitations du Monde. Les pages Facebook des ex-étudiants de troisième année, soupçonnés d'être les auteurs du bizutage, ont été "nettoyées", précise encore le quotidien du soir. "Si les faits sont avérés, ils sont susceptibles d'être qualifiés pénalement", a précisé la procureure de la République de Caen, Carole Etienne, citée par Le Monde. Les auditions ont d'ores et déjà commencé.

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