"C'est une rentrée la plus normale possible qui va se dérouler", assure Gabriel Attal

"C'est une rentrée la plus normale possible qui va se dérouler", assure Gabriel Attal
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal le 19 juillet 2021.

publié le mercredi 01 septembre 2021 à 14h15

La situation sanitaire liée au Covid-19 s'améliore en France, s'est réjoui mercredi le porte-parole du gouvernement, tout en appelant à la vigilance. 

Alors que les 12,4 millions élèves de France vont retrouver jeudi 2 septembre les bancs de l'école, "c'est une rentrée la plus normale qui va se dérouler", s'est réjoui mercredi le porte-parole du gouvernement. "L'intégralité des élèves de l'Hexagone retrouveront leur classe en présentiel.

C'est un engagement fort, c'est un engagement cohérent avec notre ligne depuis le début de cette crise sanitaire", a expliqué Gabriel Attal, à l'issue du Conseil des ministres. 



"Cette rentrée se fait dans un tout autre contexte que l'année dernière", grâce à la vaccination qui "offre une sécurité précieuse face au virus", a estimé le ministre. "Néanmoins, nous ne baissons pas la garde", a-t-il assuré, précisant qu'"un protocole très protecteur a été mis en place.

L'application du scénario 2 (sur quatre) du protocole sanitaire à l'école impose le port du masque à tous les enseignants, aux élèves dès le CP et autorise tous les élèves à être accueillis en présentiel. Selon ces règles, un cas de Covid-19 dans une classe en primaire entraîne une fermeture, comme en juin. Au collège et au lycée, en cas de contamination dans une classe, seuls les élèves qui seront cas contacts non vaccinés devront s'isoler une semaine. 

En plus de ce protocole, "chaque établissement a également préparé un plan de continuité pédagogique qui garantit l'apprentissage quelle que soit la situation sanitaire", a précisé le porte-parole. 

Amélioration de la situation sanitaire

Une rentrée "la plus normale" va ainsi se dérouler grâce à une situation sanitaire qui s'améliore, a indiqué Gabriel Attal. "Le nombre de contaminations est en baisse et le virus n'avance plus. Le taux d'incidence recule depuis 15 jours et il a même baissé de 20% sur une semaine en France métropolitaine", a indiqué le porte-parole. "Il est encore bien trop tôt pour dire que le virus est derrière nous, mais nous pouvons faire part d'un optimisme prudent", a-t-il ajouté. 

"L'embellie est là mais il faut poursuivre nos efforts", a toutefois mis en garde le ministre. "Le nombre de patients hospitalisés et en réanimation commence à s'inverser certes, mais l'équilibre est encore précaire", a-t-il prévenu. "Il est impératif de maintenir nos efforts, de faire baisser la pression hospitalière", a-t-il insisté, "d'autant plus que les prochaines semaines avec la rentrée scolaire, la reprise d'activité, un refroidissement automnal, ne sont pas sans risques et pourraient entraîner une reprise de l'épidémie". 

En Outre-mer, la situation reste par ailleurs "extrêmement inquiétante". "La Martinique a encore un nombre de patients Covid en réanimation cinq fois supérieur à sa capacité initiale. En Guadeloupe, ce ratio est à 3", indique-t-il. En Guyane,  le taux d'incidence atteint désormais 460. En Polynésie française, l'épidémie continue de circuler à un niveau "extrêmement préoccupant". 

"Nous restons mobilisés et la solidarité nationale continue à battre son plein", a-t-il assuré, expliquant que "de nouveaux soignants partent aujourd'hui même dans le cadre la réserve sanitaire Outre-mer. Au total, 1.500 soignants sont partis depuis cet été outre-mer". 
 

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