"C'est un échec inexcusable" : la colère de BHL après la chute de Kaboul

"C'est un échec inexcusable" : la colère de BHL après la chute de Kaboul©Panoramic

publié le lundi 16 août 2021 à 10h25

L'écrivain français Bernard-Henri Lévy a fustigé sur RTL le retrait américain d'Afghanistan, estimant le pays de Joe Biden seul "fautif" de la situation.

C'est un coup de gueule que pousse BHL. L'écrivain était invité sur RTL ce lundi 16 août pour donner son avis sur la situation en Afghanistan, tombé aux mains des talibans la veille.

Une situation dont les Américains sont "les seuls fautifs", a estimé Bernard-Henri Lévy sur la radio dénonçant leur décision "incompréhensible" de se retirer du pays. Une décision qui a permis aux islamistes de faire leur retour à la tête de l'État, 20 ans après avoir été chassés du pouvoir.

Un échec "inexplicable et inexcusable" pour BHL. "Les Américains sont partis de manière absolument incompréhensible, personne n'a livré bataille, on les a abandonnés pieds et poings liés... On a livré les femmes afghanes et les démocrates afghans aux mains des terroristes islamiques", a-t-il déploré.

"Naïveté"

Pour BHL, le président Joe Biden est directement responsable de la situation dramatique en Afghanistan. Si le retrait des troupes américaines était un souhait de Donald Trump, son successeur "a accéléré le processus", détaille l'écrivain. "Trump en a rêvé, Biden l'a fait", fustige-t-il avant de pointer : la possible "naïveté" des États-Unis face aux accords de Doha signés en 2020. Le texte, signé par Washington, l'Otan et les talibans, prévoyait en effet un retrait des troupes occidentales d'Afghanistan au printemps en échange de la promesse des islamistes de lutter contre l'influence d'Al-Qaïda et de reprendre les provinces du pays par les armes.

"Les Américains ont trahi leurs meilleurs alliés, ils ont laissé s'écrouler le rempart qui nous protégeait d'Al-Qaïda hier et de Daech aujourd'hui", estime enfin BHL qui déplore que, désormais, les forces occidentales, États-Unis en tête se "lavent les mains de ce qui se passera désormais [en Afghanistan], notamment pour les femmes lapidées dans les villages, car elles ont osé se mettre du vernis à ongle".
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.