"C'est incroyable d'être de retour" : Thomas Pesquet et ses confrères sont à bord de l'ISS

"C'est incroyable d'être de retour" : Thomas Pesquet et ses confrères sont à bord de l'ISS
Deux heures après son amarrage, les écoutilles de la capsule "Crew Dragon" se sont ouvertes et les quatre astronautes sont entrés dans l'ISS vers 13h50, accueillis chaleureusement par les sept astronautes déjà présents. 

publié le samedi 24 avril 2021 à 14h49

Thomas Pesquet, Shane Kimbrough, Meghan McArthur et Akihiko Hoshide sont entrés dans la Station spatiale internationale où ils ont été accueilli par les sept astronautes déjà présents. "C'est incroyable d'être de retour dans l'ISS", a confié le Français.




Au lendemain du lancement réussi de la capsule "Crew Dragon" de SpaceX, les quatre astronautes de la mission Crew-2, dont le Français Thomas Pesquet, ont bien rejoint samedi 24 avril la Station spatiale internationale (ISS).

Le Français, les Américains Shane Kimbrough et Megan McArthur et le Japonais Akihiko Hoshide avaient décollé du centre spatial Kennedy quelque 23 heures plus tôt, vendredi aux aurores. 

Nommée Endeavour, la capsule s'est amarré au module Harmony à 11h08, heure de Paris, avec deux minutes d'avance,  à 424 kilomètres au-dessus de l'océan Indien, à 424 kilomètres au-dessus de l'océan Indien, un processus terminé une dizaine de minutes plus tard, avec un mécanisme verrouillant par une série de 12 loquets l'amarrage entre l'ISS et le vaisseau spatial.


Deux heures après son amarrage, les écoutilles de la capsule "Crew Dragon" se sont ouvertes et les quatre astronautes sont entrés dans l'ISS vers 13h50, accueillis chaleureusement par les sept astronautes de l'équipe Crew-1 déjà présents. La Station spatiale internationale va ainsi être inhabituellement peuplée, avec onze occupants, pendant quelques jours, avant que la première équipe ne rentre de sa mission. 




Thomas Pesquet a pris la parole au cours de la cérémonie d'accueil. "C'est incroyable d'être de retour dans l'ISS, mais les choses ont beaucoup changé", a-t-il déclaré en anglais, "être à 11 ça va faire beaucoup de monde, mais ça va être magnifique", a-t-il ajouté. 




Le Français a également adressé un message de remerciements en Français à ses proches "qui se sont déplacés jusque Cap canaveral, et je sais que le voyage n'a pas été facile". "Nous avons hâte de commencer notre travail à bord de la station", a-t-il conclu. 

Nouvelle ère

Cette performance est un nouveau succès pour l'entreprise privée SpaceX qui s'est imposée auprès de la Nasa pour les transports spatiaux, au moment où la capsule Starliner de Boeing cumule les retards dans ses vols tests. Avec le succès en mai 2020 de son premier vol test habité, SpaceX a brisé le monopole russe des envols vers l'ISS. Il a redonné aux Américains la capacité d'accomplir cet exploit, après la fin du programme de navettes spatiales "Shuttle" en 2011.

 C'est la première fois qu'un vaisseau spatial est réutilisé pour un vol habité et le propulseur a déjà été utilisé lors d'une mission test non habitée. La réduction des coûts par le recyclage d'équipements est l'un des objectifs des partenariats conclus par la NASA avec le secteur privé. Deux vaisseaux Crew Dragon sont maintenant stationnés côte à côte à l'ISS, illustrant comment SpaceX est devenu le principal fournisseur de moyens de transport de l'agence spatiale américaine.

"Je pense que nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère d'exploration spatiale", a déclaré lors d'une conférence de presse après le lancement le milliardaire Elon Musk, fondateur de SpaceX et Tesla, qui envisage d'amener un jour des humains vers la Lune et Mars.

Quelles missions ? 

Pendant sa mission de six mois, l'équipe sera chargée de mener une centaine d'expérimentations scientifiques. Elles porteront notamment sur ce que l'on appelle des "puces tissulaires" - de petits modèles d'organes humains composés de différents types de cellules et utilisés pour étudier notamment le vieillissement du système immunitaire, la fonction rénale et la perte musculaire. 




 L'équipage va prendre aussi 1,5 million d'images de la Terre, documentant des phénomènes tels que l'éclairage artificiel la nuit, les proliférations d'algues et l'éclatement des plates-formes de glace de l'Antarctique.

 Autre élément important de la mission : la mise à niveau du système d'alimentation solaire de la station en installant des nouveaux panneaux compacts qui se déroulent comme un énorme tapis de yoga.

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