"C'est bien Alexandre Benalla qui a commis des violences", insiste l'avocat du couple frappé

"C'est bien Alexandre Benalla qui a commis des violences", insiste l'avocat du couple frappé
Alexandre Benalla, place de la Contrescarpe, le 1er mai 2018.

, publié le mercredi 19 septembre 2018 à 08h00

Le couple, resté silencieux depuis le début de l'affaire, devrait être bientôt entendu par le juge d'instruction en charge du dossier.

Alors que la défense d'Alexandre Benalla parle de "gestes vigoureux", Me Sahand Saber, l'avocat du couple frappé par l'ancien chargé de mission de l'Elysée, évoque, lui, des "violences volontaires". Le couple, resté silencieux depuis le début de l'affaire, devrait être bientôt entendu par le juge d'instruction en charge du dossier, rapporte BFMTV, mercredi 19 septembre.



"On ne peut pas parler de gestes vigoureux, le jeune homme était entouré des services de police, Alexandre Benalla n'avait pas de raison d'intervenir, il n'avait pas de raisons de l'attraper comme il l'a fait.

C'étaient vraiment des coups", a insisté l'avocat du couple frappé par Alexandre Benalla, le 1er mai dernier, place de la Contrescarpe à Paris.



Alexandre Benalla, entendu par la commission d'enquête sénatoriale, mercredi matin, devait s'expliquer sur ces violences commises le 1er mai dernier.

"Il pensait que c'était un policier"

"Il l'étrangle avant de le relever puis de le jeter par terre et de lui asséner un coup extrêmement violent", a rappelé Me Sahand Saber, l'avocat du couple, au sujet du jeune homme, un cuisinier grec. "Il pensait que c'était un policier, il voit un homme avec un casque, avec un brassard de policier, à aucun moment, il pensait qu'il y avait un chargé de mission de l'Elysée sur les lieux."

Le 1er mai dernier, alors que le couple prend un verre place de la Contrescarpe, à Paris, un affrontement éclate entre policiers et manifestants. "Dans une curiosité qui n'était pas du tout appropriée à l'instant, ils décident de rester pour voir à quoi pouvait ressembler une charge de CRS", explique Me Sahand Saber.

Lors de la charge des policiers, le couple prend plusieurs coups. Dans "une réaction sanguine, colérique, irréfléchie, ils se sont saisis d'objets qui étaient à portée de main et ils les ont jetés sur les CRS", a confirmé l'avocat des jeunes gens. "Pour autant, ça n'en fait pas des gens violents", a ajouté Me Saber.

"Ils n'ont pas menti aux services de police quand ils ont été interpellés"

Si le préfet de police, Michel Delpuech, a annoncé devant la commission d'enquête que le couple avait menti sur son identité lors de son interpellation, il est revenu sur ses déclarations : "ils vont mieux depuis que leurs propos ont été confirmés par les éléments de la procédure, notamment le fait qu'ils n'ont pas menti aux services de police quand ils ont été interpellés ni sur leur nom, ni sur leur profil, ni sur le motif de leur présence place de la Contrescarpe", s'est félicité l'avocat des deux jeunes gens.

"Ils n'ont pas d'attente particulière vis-à-vis de ça tout au plus que les violences qu'ils ont subies, et notamment le jeune homme, soient imputées à monsieur Benalla, puisque c'est bien lui qui a commis les violences", a conclu leur avocat.

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